L'UE met en pratique sa volonté d'aide à l'innovation grâce à des “bons”

Par 25 octobre 2013
Europe digitale

L'enjeu de l'Europe digitale prend une importance de plus en plus pratique dans la vie des entrepreneurs européens avec cette initiative permettant d'offrir aux jeunes entreprises une transition numérique presque clé en main.

L'agenda Digital de l'Union Européenne existe bien ! C'est ce que semble clamer une annonce récente du cabinet de Neelie Kroes, commissaire européenne chargée de la société numérique, qui propose la mise en place de bons pouvant monter jusqu'à 10 000€ pour les PME. Ceux-ci leur permettra de mettre en place gratuitement ou presque leur transition numérique. Le procédé est effectivement remarquable et rappelle que, si la création de nouvelles entreprises et startups crée l'innovation dans le temps présent, une croissance durable et des processus innovants doit découler d'une politique cohérente de la part des instutions publiques. Pour renforcer la structure entrepreunariale européenne, déjà composée à l'écrasante majorité par des PME, l'UE entend permettre, en donnant la possibilité à ces entreprises de suivre l'évolution du marché et des modes de communication, la mise en place d'une structure pérenne et efficace pour l'économie européenne.

 

Axe numérique du développement régional

 

L'initiative se ferait à partir des fonds existants du FEDER, le fonds d'aide aux régions qui a déjà montré son importance en Espagne, au Portugal et en Allemagne de l'Est entre autres exemples. L'Espagne est d'ailleurs à l'honneur dans le développement du projet puisque les régions de Murcie et de l'Estrémadure feront office de régions-pilotes dès le second trimestre 2013. Ce projet doit s'intégrer dans la mission classique du FEDER : permettre aux régions européennes les moins développées, grâce à des fonds dédiés et à de nombreux programmes d'accompagnement, de rattraper leur retard sur le reste du pays et désenclaver ainsi les régions les plus démunies. Les bons d'innovations technologiques s'incrivent dans cette approche, en ciblant plus particulièrement les régions en retard numérique.

 

L’accélérateur économique

 

Il s'agit aussi de répondre à une transition numérique encore lente, voire dans certains cas réticentes, entre 2010 et 2012 les statistiques avancées par la Commission ne notent que 6% d'augmentation des entreprises possédant un site internet, quand les entreprises connectées enregistrent en moyenne une hausse de leurs revenus de près de 22%. Avec près de 14 milliards d'euros dans la balance, l'initiative si elle n'est pas encore massive montre l'importance européenne accordée aux secteurs de la technologie et de l'information comme outil de croissance. Neelie Kroes le rappelle "Les entreprises de taille réduite utilisant les services numériques croissent deux fois plus vite, exportent deux fois plus, et créent deux fois plus d'emplois. Tous devraient bénéficier de ce que Murcie et Estrémadure bénéficient en Espagne."

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