UMTS/Europe : comment compenser les 225 milliards d’euros d’investissements prévus ?

Par 20 octobre 2003
Mots-clés : Digital Working

Au cours de la semaine dernière consacrée au salon ITU Telecom World de Genève, le Financial Times rapporte qu’une réunion à huit clos s’est tenue entre Erkki Liikanen et les principaux acteurs du...

Au cours de la semaine dernière consacrée au salon ITU Telecom World de Genève, le Financial Times rapporte qu’une réunion à huit clos s’est tenue entre Erkki Liikanen et les principaux acteurs du secteur (opérateurs et fabricants) de la téléphonie mobile. Le but de ces derniers ? Plaider pour une révision à la baisse des quelques « 110 milliards d’euros » que les opérateurs acquéreurs de licences UMTS auront à régler aux différents Etats européens.

Ceci sans compter les 105 milliards d’euros nécessaires à la mise en place de ces fameux réseaux 3G… Aucune décision concrète n’est ressortie des documents que le quotidien britannique s’est procuré. On note toutefois que ces discussions vont dans le sens des propos que Jacques Chirac avait lui-même formulé dans un message adressé à Romano Prodi, le président du Conseil européen.

Au-delà de ces aspects politico-financiers, reste en suspend la question des usages clefs qui devront commercialement faire décoller la 3G. Tandis que Orange et Vodafone promettent de l’UMTS courant 2004, Hutchison, numéro Un mondial de la 3G (sous W-CDMA) avec près de 6 millions d’abonnés, met en avant la vidéo sur téléphone, déclinée sous plusieurs formes : vidéo interpersonnelle, ou vidéo en continu (films à la demande, informations à la demande…)…

Rendez-vous en 2006 où les opérateurs de 3G devraient avoir acquis une base relativement significative de clients. Avant cette année, la technologie intermédiaire du GPRS devrait rester maître du marché européen, selon le cabinet Analysys.

(Atelier groupe BNP Paribas – 20/10/2003)

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