Un chercheur s’inspire du e-commerce pour valoriser les données médicales

Par 28 août 2013 1 commentaire
Diagnostics intelligents

Face à l'explosion du nombre de données récoltées par les professionnels de la santé, un chercheur américain a élaboré un logiciel de détection automatique des facteurs de risque.

Les professionnels de la santé sont de plus en plus encouragés à numériser leurs dossiers médicaux et à enregistrer directement en ligne le flux de données récoltées. Ainsi l'ARRA, projet de loi du gouvernement Obama impose l'utilisation généralisée d'EMR (Electronic medical record systems) d'ici 2014 chez les médecins et hôpitaux américains. Afin d’exploiter ces données et ainsi étendre le champs des diagnostics,un chercheur de l'Université de Notre Dame a mis au point une interface cherchant à valoriser et exploiter ces données grâce à une approche Big Data.

Une interface proposant des diagonstics personnalisés

Ce système vise en premier lieu à fournir des diagnostics s'appuyant sur des cas similaires et reposant sur des algorithmes donnant un sens aux données brassées en permanence. Il permet ainsi de repérer des facteurs de risques en comparant les informations du patient aux autres profils présents dans la base de données. La plateforme utilise une technique de "filtre collaboratif" déjà utilisée pour les systèmes de recommandations d'Amazon ou Netflix, permettant de comparer ces données à d'autres patients à certaines caractéristiques similaires. La plateforme CARE(Collaborative Assessment and recommendation Engine) permet donc d'émettre "des diagnostics de facteurs de risque personnalisés." en mutuallisant les approches basées sur l'individu et la population globale.

Vers un système de santé centré sur le patient

En valorisant les dossiers médicaux enregistrés sur une même base de données, CARE élabore un système de diagnostic préventif ayant de nombreux avantages. En effectuant un diagnostic plus complet et comparé le médecin peut intervenir plus tôt sur le mode de vie de ses patients et engager une conversation pouvant entraîner une réduction des taux de réadmission et une augmentation générale de la santé des patients. Pour envisager un suivi continu des patients, des systèmes comme CARE pourraient se déployer également sur des accessoires d'auto-mesure, comme c'est le cas dans certains hôpitaux de Boston.

 

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1 Commentaire

J'ai de sérieux doutes sur la confidentialité des données qui seraient une mine d'or pour les assurances ou les grandes oreilles qui nous écoutent. De plus la valeur médicales est peu connue. Plus intéressant sont des stats rigoureuses par segmentation homogène des populations, par ex:risque doublement des cancers brochiques chez les métis/blancs..possibilité de dépendance alcoolique très differente entre le Japon (très faible)/Européens (env.20%). Enfin quelle est lavaleur juridique de ces infos numérisées? et qu'allez vous dire à un patient porteur du gène d'une myopathie qui se déclarera à 40 ans et mortelle?
La techique ne peut être qu'un outil, les intervenants dans ce système sont un maillon peu sûr de l'ensemble. Dr Cuignet Méd.du Travail,Med.légiste, ancien expert sec/hyg du BIT de Genève...

Soumis par Dr Patrick Cuignet (non vérifié) - le 28 août 2013 à 13h42

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