Un comité interministériel devrait autoriser aujourd'hui l'utilisation des outils de cryptage.

Par 19 janvier 1999
Mots-clés : Smart city

La France appliquait depuis juillet 1996 un système intermédiaire entre l'interdiction totale du cryptage et la liberté absolue, se basant sur le principe du tiers de confiance. Selon le général D...

La France appliquait depuis juillet 1996 un système intermédiaire entre
l'interdiction totale du cryptage et la liberté absolue, se basant sur le
principe du tiers de confiance. Selon le général Desvignes, responsable du
Service Central de la sécurité des systèmes d'information, cette
complexité de procédure avait une double raison "contrôler la qualité des
produits cryptographiques et maintenir un juste équilibre entre liberté
individuelle et sécurité publique".
La volonté de Dominique-Strauss Kahn de doper le commerce électronique a
balayé les réticences des ministères de l'Intérieur et de la Défense.
Un comité inteministériel devrait autoriser aujourd'hui l'utilisation des
outils de cryptage pour tous les échanges d'information sur les réseaux,
et cela sans condition. Il sera donc possible de coder nos messages afin
d'en préserver la confidentialité, sans limitation ni de complexité des
systèmes, ni de puissance des clefs utilisées.
Celui qui s'amusait, jusqu'à présent, à charger un outil de cryptage sur
Internet, l'utilisait en risquant six mois de prison et jusqu'à 200 000 F
d'amende.
Spécialiste de la législation sur les réseaux, Jean-Pierre Millet, avocat
à la cour, s'avoue plutôt content "de voir qu'on abandonne un système à la
fois hypocrite et irréaliste. Il s'agit d'une réforme à 180°".
(Le Figaro - 19/01/1999)

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