Un commissariat virtuel pour des plaintes bien réelles

Par 11 juillet 2007
Mots-clés : Europe

La ministre de l'Intérieur a confirmé l'élaboration d'un nouveau service pour déposer plainte sur le web. Seules les plaintes contre X seront recevables pour limiter les dénonciations abusives...

La ministre de l'Intérieur a confirmé l'élaboration d'un nouveau service pour déposer plainte sur le web. Seules les plaintes contre X seront recevables pour limiter les dénonciations abusives.
 
Les particuliers pourront bientôt déposer leurs plaintes concernant des délits mineurs sur Internet. A l'occasion de la Journée nationale des victimes à l'Ecole des officiers de la gendarmerie nationale, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a en effet annoncé la mise en place d'un commissariat virtuel sur le web. Seules les plaintes contre X et concernant des délits de faible importance pourront être déposées sur le site. Le système devrait entrer en service en 2008.
 
Rendre compte d'un délit de chez soi
 
Celui-ci sera inscrit dans la future loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), qui sera examinée en octobre par le Parlement. Il devrait bénéficier d'une enveloppe de 34 millions d'euros.
 
"Je souhaite mettre en place les moyens les plus modernes pour [...] aboutir à la manifestation de la vérité. Pour les infractions qui de manière quotidienne alimentent l'insécurité, un commissariat virtuel pourra enregistrer les dépositions des victimes", a expliqué la ministre. Ainsi, les personnes victimes de délits comme les cambriolages n'auront qu'à se connecter pour indiquer aux autorités le lieu, la date et l'heure approximative des faits, ainsi que toutes les données susceptibles d'éclairer l'enquête (liste des objets volés, dégâts provoqués...).
 
Un système déjà adopté en Europe
 
Ce système devrait permettre aux autorités de mieux coordonner leurs forces et de garantir une plus grande discrétion aux victimes. Quant à l'obligation de déposer plainte sous X, elle vise à éviter les dérives de dénonciation abusive de personnes. Les premiers tests seront effectués dès la fin de l'année sur plusieurs sites de police. En Italie, les citoyens bénéficient d'un service équivalent depuis 2006. Et la Belgique et l'Espagne se sont elles aussi récemment mises à la déposition de plainte en ligne.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 11/07/2007)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas