Un "Directeur de la Mobilité" pour préparer son entreprise au futur?

Par 17 février 2012 1 commentaire
Mots-clés : Digital Working, Amériques
person holding tablet and clouds

La pénétration fulgurante du mobile demande aux entreprises une adaptation quotidienne pour préparer le futur. Des spécialiste soutiennent qu'un "directeur de la mobilité" s'impose désormais pour opérer cette transition vers un monde où la mobilité fait loi. Certaines entreprises en voient déjà l'effet sur la satisfaction client et sur leur efficacité.

 

Dans tout juste quatre ans, la population des propriétaires de smartphones et de tablettes atteindra, globalement, le milliard de consommateurs. D'où le besoin pressant pour les entreprises de mettre en place une équipe qui comprenne que les applications mobiles sont la vitrine des nouveaux systèmes d'engagement. Les applications tiennent compte du contexte : elles se nourrissent de la localisation des données, de capteurs, d'historisation et de données sociales que les entreprises ne peuvent se contenter d'enregistrer. Au contraire, les entreprises doivent exploiter les stratégies mobiles et sociales pour aider leurs utilisateurs à réaliser des tâches, à se connecter à d'autres et à prendre des décisions. Mais, dans la mise en place d'une stratégie mobile, une analyse de Forrester prédit des conséquences inattendues : les entreprises doivent résoudre la complexité du multicanaux, s'assurer que le middleware et les serveurs peuvent absorber la croissance du trafic et proposer au consommateur une approche optimisée pour le mobile.

La mise en place d'une stratégie mobile devrait être assurée par un "chief mobility officer"

La solution que Forrester propose face à ce glissement dans les schémas d'utilisation consiste à créer un nouveau rôle dans l'entreprise : le chief mobility officer, avec qui le CIO va collaborer pour mettre en place une stratégie mobile transversale dans l'entreprise. L'équipe des CIO/CMOO devrait, en premier lieu, définir une méthodologie mobile qui devrait être profitable de plusieurs façons. Le mobile est une offre de proximité, voire « sangsue », qui donne à l'utilisateur la possibilité de se débrouiller : il nourrit une croissance bénéfique, le design du premier mobile fait évoluer une entreprise plus vite sur la courbe d'apprentissage mobile, le budget des projets peut financer« la technologie nécessaire à l'engagement » et IT évolue de systèmes d'enregistrement vers des systèmes d'engagement.

Un retour sur investissement pour le client et pour l'entreprise

Les entreprises constatent un retour sur leur investissement dans le mobile : selon GigaOM, il boost l'engagement du client et la productivité des entreprises. Un quart des transactions de Walgreens ont été initiées par leurs applications mobiles et les agents d'Aflac ont traité l'équivalent de 25 millions d'appels de clients au travers des leurs. Face à ce type de résultat, de nombreuses entreprises devraient prendre en compte une stratégie solide d'engagement via smartphones et tablettes. Ces appareils ne sont pas simplement un écran supplémentaire porteur de contenu et d'attente préexistants, mais les mobiles s'accompagnent d'un éventail propre de règles, de forces, et d'utilisations. 

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Cette fonction existe en Wallonie (Belgique) où les entreprises de +200 salariés doivent avoir un mobility manager. Il existe d'ailleurs des formations spécifiques : http://mobilite.wallonie.be/opencms/opencms/fr/formation_information_sensibilisation/mobility_manager/

Soumis par Nicole Turbé-Suetens (non vérifié) - le 20 février 2012 à 11h20

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