Dans un entretien aux Echos, Pat Gallagher, le patron de BT Europe indique "BT souhaite renforcer son partenariat avec Vivendi en Europe".

Par 11 mai 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Tout en écartant l'idée d'un rapprochement avec France Télécom, Pat Gallagher souligne la volonté du groupe britannique de renforcer son partenariat en Europe avec Vivendi, sans exclure une augmen...

Tout en écartant l'idée d'un rapprochement avec France Télécom, Pat
Gallagher souligne la volonté du groupe britannique de renforcer son
partenariat en Europe avec Vivendi, sans exclure une augmentation de sa
participation de 26 % dans le capital de Cegetel "A 26 %, nous sommes déjà
le deuxième actionnaire de Cegetel, après Vivendi et cela nous convient.
Si la possibilité d'augmenter notre participation se présentait, nous
serions bien sûr prêts à le faire, même s'il est peu probable que cela se
produise à court terme. De son côté, si Vivendi veut investir dans One 2
One, cela les regarde. Nous avons déjà Vodafone comme partenaire dans SFR,
Mannesmann dans Cegetel et Viag Interkom en Allemagne. Nous avons déjà un
réseau très complexe de relations que nous avons très bien réussi à gérer.
Même si nous sommes concurrents de Mannesmann en Allemagne, cela ne nous
empêche pas d'avoir une très bonne relation avec eux en France".

Evoquant le projet de fusion Deutsche Telekom - Telecom Italia, le
directeur général de BT Europe estime "on a beaucoup stipulé sur le rôle
potentiel de chevalier blanc de BT pour Telecom Italia avant l'entrée en
scène de Deutsche Telekom. J'ai dit que nous ne le serions pas et je le
répète. Je lui souhaite bonne chance dans Telecom Italia, mais ce sera
sans BT. Cela dit, je ne suis pas sûr que la fusion Deutsche
Telekom-Telecom Italia soit une affaire conclue. Il y a encore un dialogue
actif entre les gouvernements allemand et italien sur leurs participations
et l'offre d'Olivetti est loin d'être morte. En tout cas, le projet
n'affecte ni Albacom, notre filiale italienne, dont les résultats sont
conformes à nos prévisions, ni notre consortium Blue pour la quatrième
licence de téléphonie mobile en Italie".
Ecartant l'idée que le projet de fusion entre deux grands "opérateurs
historiques" européens pourrait conduire BT à reconsidérer ses relations
avec France Télécom, Pat Callagher poursuit "notre investissement dans
Cegetel a été si fructueux et notre partenariat avec Vivendi et les autres
actionnaires est si solide qu'il n'y a aucune raison pour que nous
changions un jour de cheval. Certes le secteur entreprises de Cegetel n'a
pas eu des résultats aussi bons que nous le pensions. Mais nous avions
placé la barre un peu haut et France Télécom est un concurrent redoutable
dans ce secteur. Le nouveau patron de Cegetel Entreprises, Eugène Bakers,
a désormais le soutien de l'ensemble des actionnaires pour prolonger ce
succès".
(Les Echos - 12/05/1999)

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