Un environnement vert reste synonyme de biens électroniques abondants

Par 13 mai 2009

Contrairement à la perception populaire, l'augmentation du nombre d'appareils électriques n'entraîne pas forcément un poids énergétique supérieur. Ce, grâce à l'amélioration de l'efficacité électrique des technologies utilisées.

Pour les consommateurs, la généralisation de pratiques de consommation plus respectueuses de l'environnement ne sera pas synonyme de réduction de l'utilisation d'appareils high-tech. Dans une étude, l'organisme à but non lucratif Aceee* explique en effet que les Américains sont restés focalisés sur la consommation individuelle de chaque appareil. Appareils utilisés chaque jour en nombre plus important. L'impression qui règne est donc celle que l'usage étendu de ces machines augmentera le poids énergétique global. Or le rapport rappelle que les microprocesseurs et autres technologies embarquées dans les appareils électroniques ont un impact positif sur l'efficacité énergétique globale.
Un impact positif sur la consommation globale
Ce qui veut dire que pour chaque dollar dépensé, un plus grand nombre d'engins fonctionne. Le rapport met également en avant la transformation de la consommation électrique aux Etats-Unis. Par exemple, le savoir faire disponible actuel a fait disparaître par son efficacité énergétique la production électrique de l'équivalent de plus de cent centrales thermiques au charbon. L'Aceee appelle cette méconnaissance de l'efficacité énergétique des semi-conducteurs le "paradoxe de l'énergie du high-tech". Selon lui, il s'explique par le fait que le public a porté son attention majoritairement sur les avancées offertes par les nouvelles technologies en termes d'usages. Particulièrement sur le marché du travail, comme moteur de la croissance de la productivité, de la création d'emploi...
Une diminution de l'empreinte carbone
L'étude appuie également sur l'impact écologique positif apporté par les technologies embarquées. Particulièrement avec la volonté affichée de l'administration américaine de diminuer son empreinte environnementale et de se rapprocher des critères de Kyoto sur les émissions de gaz à effet de serre. De plus, note le rapport, les technologies transformeront la manière dont les Américains créent, transmettent et utilisent l'énergie sur la période 2010-2030. Ce qui produira d'importantes ressources pour les consommateurs et les entreprises. L'étude sera rendue publique le 13 mai.
(*) American Council for an Energy Efficient Economy

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas