Un hub pour simplifier le transfert mobile à l'international

Par 16 février 2010
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique

Pour envoyer crédit de communication ou argent entre différents pays, Tranglo joue le rôle d'intermédiaire. Elle établit pour cela des partenariats avec les différents acteurs locaux du marché.

Les transferts d'argent à l'international par des émigrés à leur famille est un marché attractif. Mais pour un acteur local il est souvent difficile de mettre au point une telle solution. Celle développée par Tranglo vise à pallier ce problème : elle se présente comme un intermédiaire entre les acteurs locaux (banques, opérateurs...), qui continuent de gérer l'utilisateur final. L'entreprise malaisienne propose deux solutions : gloTransfer et gloRemit. La première visant à transférer du temps de communication d'un téléphone à un autre, et la deuxième de l'argent. Pour que cela fonctionne, toutes les parties doivent avoir mis en place un partenariat avec Tranglo. "GloTransfer fonctionne comme suit : l'envoyeur effectue une requête par SMS auprès de son opérateur local précisant la nature du virement", explique à L'Atelier Sia Hui Yong, PDG de Tranglo. "Celui-ci transfère la demande au hub, qui va mener toutes les vérifications nécessaires avant de faire le lien avec l'opérateur d'arrivée".
Le transfert est instantané
Instantanément, le temps de communication est ajouté au crédit du bénéficiaire. L'ensemble des acteurs sont prévenus du succès de la transaction via SMS.  L'expéditeur est facturé de la somme convenue à laquelle s'ajoute un pourcentage que se répartissent Tranglo et l'opérateur d'origine. "L'opérateur d'arrivée ne facture pas le service puisque c'est typiquement un moyen d'augmenter son chiffre d'affaires", explique Sia Hui Yong. Le transfert d'argent fonctionne selon le même principe, à ceci près que la transaction ne sera pas nécessairement initiée via SMS. "Il est possible d'utiliser le site Internet de la banque, par exemple, ou de se rendre directement au guichet", poursuit l'entrepreneur malaisien. Un choix laissé à la discrétion de l'opérateur local. "Tant que le fournisseur de service est capable de se connecter à notre hub, cela fonctionnera".
Un service ouvert aux non bancarisés
Une manière de ne pas être trop dépendant des groupes de télécoms. En revanche, à l'arrivée, c'est souvent le SMS qui prédomine puisque la population ciblée est a priori peu susceptible d'accéder à Internet. Avantage du système : il s'adresse aussi à une population de non bancarisés. "Dans ce cas, et en fonction des législations locales, il sera possible d'aller retirer l'argent dans une banque partenaire en présentant le numéro de référence de la transaction reçu par SMS", précise Sia Hui Yong. Pour l'instant, seul les Indonésiens peuvent bénéficier de ce système. La partie transfert de crédit de communication, en revanche, est accessible dans de nombreux pays d'Asie du Sud-Est. En fonction des conditions démographiques, les services sont plus ou moins développés. Au Japon, il sera par exemple possible de transférer de l'argent mais pas d'en recevoir. Tranglo présentait son service au Mobile World Congress.

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