Un implant cervical pour les personnes à mobilité réduite

Par 13 avril 2004
Mots-clés : Smart city

C’est peut-être la solution miracle pour les personnes handicapées moteur. L’administration américaine à la médecine vient de donner son autorisation à l’entreprise Cyberkinetics pour qu’elle...

C’est peut-être la solution miracle pour les personnes handicapées moteur. L’administration américaine à la médecine vient de donner son autorisation à l’entreprise Cyberkinetics pour qu’elle teste une opération un peu particulière : il s’agit de l’implantation de puces dans les cerveaux de cinq personnes paralysées.

L’objectif de la manœuvre est de substituer le contrôle par l’esprit au contrôle manuel. La puce implantée sera reliée à des ordinateurs via un câble, permettant aux patients - qui n’ont pas encore été choisis – de communiquer plus facilement, et de voir leur vie quotidienne améliorée. L’expérience a déjà été menée sur des singes : le processeur leur permettait de faire bouger le curseur d’un ordinateur, ou d’articuler les bras d’un robot par le seul biais de la pensée.

Rien à voir avec les dispositifs implantés depuis des années dans les cerveaux de patients atteints de la maladie de Parkinson, qui envoient des décharges électriques pour réduire les tremblements du corps. Le système BrainGate de Cyberkinetics est à l’écoute des signaux que produisent les neurones du cerveau, et il doit détecter les modèles d’activité neuronale qui traduisent une intention de faire un mouvement.

Brain Gate n’est pas le premier système en son genre, mais il pourrait bien être le premier commercialisé, à l’aune de 2007 ou 2008. Cyberkinetics a levé 9 millions de dollars en 2001 pour mener à bien son projet. Selon ses dirigeants, celui-ci est plus abouti que tous les autres, et beaucoup plus précis : la puce est implantée sous la peau, près de la zone motrice du cerveau, et elle compte 100 électrodes sur deux millimètres.

(Atelier groupe BNP Paribas – 13/04/2004)

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