Un modèle pour limiter l'imprévu dans le développement des projets high-tech

Par 06 janvier 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe

Pour aider les entreprises à mieux gérer les délais et les coûts des projets qu'elles développent, un chercheur néerlandais propose un système qui évalue où en est l'initiative en fonction des modifications qu'elle est susceptible de connaître.

Il est important de garder une trace des changements auxquels font face les projets high-tech durant leur développement, note un chercheur de la VU University d’Amsterdam. Celui-ci a mis au point un modèle qui évalue où en sont les différents programmes élaborés par des entreprises tout au long de leur élaboration. Pourquoi un tel système de suivi ? Parce que, rappelle le chercheur, dans le secteur technologique, nombreuses sont les entreprises à dépendre du succès d’un ou de plusieurs projets high-tech. Le problème pour les décideurs, c’est que ces projets sont souvent soumis à de nombreux changements au cours de leur phase de développement. Notamment en raison de l’arrivée de nouvelles technologies ou de législations. Autant de dispositions qui menacent la viabilité de l'initiative si elles n’ont pas été anticipées.
Estimer les délais et les coûts nécessaires
"Si l'initiative doit faire face à trop de nouveaux impératifs, elle peut devenir ingérable", explique Erald Kulk à L’Atelier. Le système permet donc de mieux estimer les délais et les coûts nécessaires au développement d’un produit. Et donc d’allouer le personnel et les ressources nécessaires à sa réussite. "Si le projet arrive dans une zone dangereuse, il peut exploser ou échouer", explique-t-il encore. "En évaluant les causes possibles, il est possible de l’éviter", note le chercheur.  Outre les changements dus à l’environnement technologique, économique ou législatif, le chercheur néerlandais pointe également du doigt différents facteurs qui peuvent mettre en péril un projet.
Evaluer les causes d’un possible échec
"Plus le pourcentage de développeurs externes est important, plus les chances sont grandes de voir le projet connaître des dépassements", explique Erald Kulk. "Cela est principalement dû au manque d’expérience des prestataires avec l’entreprise". Les chefs de projets manquent en effet souvent de prendre en compte le temps d’apprentissage nécessaire. Autre facteur : la taille des équipes. "Plus les équipes de développement sont grandes, plus les budgets sont susceptibles d’être dépassés", explique le chercheur. Ce type d’équipe demande en effet une plus grande communication dont les coûts sont, là aussi, souvent sous-estimés.

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1 Commentaire

Bonjour,
Est il prévu une conférence avec M Erald Kulk à l'atelier?Si ce n'est pas le cas, où peut on trouver son étude?

Soumis par falco (non vérifié) - le 07 janvier 2010 à 18h09

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