Un nom à retenir, celui de Thomas Siebel. Avec peu de moyens et peu de

Par 19 août 1997
Mots-clés : Smart city

contacts parmi les ventures capitalists, mais avec une idée, Thomas Siebel a réussi, pour fonder en 1994 son entreprise, à trouver 25 personnes qui n'ont pas perçu de salaire pendant dix-huit mois...

contacts parmi les ventures capitalists, mais avec une idée, Thomas Siebel
a réussi, pour fonder en 1994 son entreprise, à trouver 25 personnes qui
n'ont pas perçu de salaire pendant dix-huit mois, mais reçu des actions et
des stock-options de son entreprise Siebel System. Lors de son
introduction en Bourse, les ingénieurs, les programmeurs, les spécialistes
de la vente et du marketing, leur standardiste, tous étaient
millionnaires. Ancien d'Oracle et de Gain Technologies, Thomas Siebel a
très vite compris comment l'architecture informatique client-serveur
allait révolutionner la force de vente d'une entreprise. Avec la
vulgarisation des technologies multimédias et la montée en puissance
d'Internet, son pari a été gagné. Les chercheurs de Siebel Systems ont
interviewé les vendeurs de cinquante grandes entreprises afin de mettre au
point leur logiciel. Dans le même temps, un accord de distribution était
signé avec Andersen Consulting qui détient 10 % du capital de la société.
L'automatisation de la force de vente permet de mieux cerner les besoins
du client qui définit lui même ce qu'il souhaite. Les technologies du Web
permettent de lui poser des questions et, de la manière la plus naturelle
possible, d'aider sa réflexion. Selon Thomas Siebel et son monde idéal,
celui par exemple qui veut changer de voiture se connecte sur le site Web
du constructeur, répond à un certain nombre de questions, avant d'aller
chez son concessionnaire. Ainsi l'utilisation d'une technologie
multimédia et d'agents logiciels permet une désintermédiation de l'acte de
vente. Bien sûr le concessionnaire apportant la touche humaine n'est pas
inutile, mais pour le client l'expérience informatique est très riche. Le
concessionnaire délivrant le produit où et quand le client le souhaite,
fait partie intégrante dans les programmes de Siebel Systems. Un des
domaines où les gains de productivité sont immédiats et les économies le
plus faciles à réaliser, selon Thomas Siebel, est la documentation.
Effectivement, en remplaçant toute la masse des prospectus par une
documentation installée sur un système client-serveur accessible très
facilement, l'entreprise non seulement économise de l'argent sur les frais
d'impression, mais elle peut mettre à niveau sa base de données
perpétuellement pour un coût minime.
(La Tribune - 17è épisode du "Roman de Wall Street" - 20/08/1997)

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