Un œil électronique devrait rendre les robots mobiles intelligents.

Par 14 septembre 1998
Mots-clés : Smart city

Ce qui manque aujourd’hui aux robots mobiles, c’est de comprendre ce qu’ils voient avant de prendre des décisions. Emmanuel Marilly, chercheur au Laboratoire d’analyse et de commande des systèmes (L...

Ce qui manque aujourd’hui aux robots mobiles, c’est de comprendre ce
qu’ils voient avant de prendre des décisions. Emmanuel Marilly, chercheur
au Laboratoire d’analyse et de commande des systèmes (Lacos) explique
“pour rendre le robot intelligent, nous mettons au point une nouvelle
génération de capteurs visuels en nous inspirant du fonctionnement de
l’œil humain, notamment de la vision fovéale. Celle-ci permet de traiter
au maximum l’information visuelle sur le capteur lui-même de sorte à ne
transmettre au cerveau que ce dont il a besoin”.
Baptisée neuromimétisme sensoriel, cette approche utilise un modèle
mathématique de la rétine humaine et des algorithmes de réseaux de
neurones. Ces derniers fonctionnent d’une manière comparable à celle de la
rétine de l’œil. Déjà monté sur un robot mobile, l’œil du Lacos parvient à
suivre la trajectoire d’une figure géométrique simple, perdue au milieu
d’autres figures en mouvement.
Le robot devrait, d’ici deux ans, avoir deux yeux accédant ainsi à la
vision binoculaire.
(01 Informatique - 04/09/1998)

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