Un réseau social dense aide à lever des fonds

Par 02 novembre 2011
Réseau social

Situées à la frontière des USA, les sociétés innovantes du secteur des nouvelles technologies ont intérêt à mettre en avant la diversité et l'importance de leurs liens sociaux. C'est, en effet, un argument de plus en plus fort auprès des investisseurs, dans la période actuelle de frilosité financière.

L’exemple pourrait devenir un cas d’école. Pour la première fois, un rapport récent de l’Université Ryerson de Toronto (Canada) chiffre précisément la relation entre les fonds levés et la densité des liens sociaux tissés par les jeunes pousses technologiques. On doit cette étude baptisée Octie à Wendy Cukier, Vice President of Research and Innovation, de l’Université Ryerson (co-auteur du livre ‘Innovation Nation: From Java to Jurassic Park’) et au Professeur Charles Davis, vice-doyen de la Faculté de Design et de Communications.

Des liens diversifiés mieux récompensés

En moyenne, les start-ups canadiennes lèvent 1,7 million de dollars par relation supplémentaire. Attention, la provenance des liens n’est pas neutre : près de la moitié des connexions réseaux des sociétés les plus aidées provient de San Francisco, de Boston ou de New York...
Autre tendance surprenante, révélée par l’étude : la majorité des personnes impliquées dans les start-ups technologiques de l’Ontario sont regroupées en cluster, ce qui provoque des liens sociaux redondants, donc moins de fonds levés.
"Notre étude illustre l’importance de bâtir ses propres réseaux professionnels, d’assembler un jeu d’acteurs pour acquérir plusieurs réseaux sociaux étendus et ressentir un effet positif sur le financement des start-ups", précise Al Naib, maître de recherches fraîchement diplômé d’un MBA de l’Université Ryerson.

De nouvelles solutions pour l’innovation

Le rapport confirme un besoin de créer de nouvelles solutions favorisant les innovations, car la majorité des investisseurs (57%) soutenant les jeunes pousses technologiques de l’Ontario depuis cinq ans sont situées hors du Canada. Quelques 34% sont des investisseurs de l’état de l’Ontario et 9% proviennent d’autres régions du Canada.
Pour les investisseurs locaux, tels John Ruffolo, PDG d’Omers Ventures, «il est temps de changer la façon de tisser nos relations afin de pouvoir accéder aux succès internationaux ».

Tous ceux qui se lancent sur les marchés internationaux des NTIC ont besoin de capitaux. Le lien entre fonds obtenus et liens sociaux se confirme avec cette étude statistique menée auprès de plus de 400 personnes impliquées dans la création de 50 jeunes pousses technologiques depuis 2006. Ce panel représente un total de fonds levés supérieur à 1 milliard de dollars.
 

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