Un robot poisson pour surveiller la qualité des eaux

Par 04 novembre 2009 1 commentaire

Le système autonome imitant l'animal sillonnera les espaces aquatiques afin d'enregistrer des données sur les changements survenus. Des capteurs infrarouges lui permettent d'éviter les obstacles.

Etudier les changements qui surviennent en milieu aquatique nécessite un suivi régulier de l'environnement. Pour l'université du Michigan, il faut aussi être capable de disposer d'appareils mobiles, afin de couvrir la surface la plus importante possible. La solution pour y parvenir ? Des robots. Elle a développé une machine robotisée qui adopte l'allure d'un animal sous-marin et en imite la locomotion. Autre chose : chaque machine sera capable de se déplacer en bancs et de communiquer avec ses semblables. Notamment pour effectuer des manœuvres coordonnées. Le système évoluera dans les environnements sous-marins et collectera via ses capteurs des données sur la température de l'eau, le taux d'oxygène ou encore la présence de polluants et d'algues toxiques.
Contre le réchauffement climatique
Les données collectées sont ensuite envoyées vers les stations d'accueil ou vers les autres membres du banc, via des réseaux sans fil. Selon les chercheurs, le robot permettra d'obtenir un bilan plus exhaustif de ce qui se passe sous les eaux. Pour se déplacer, il dispose de capteurs infrarouges lui permettant d'éviter les obstacles. Ses nageoires sont faites de polymères électro-actifs, capables de se déformer et de fléchir sous une impulsion électrique, à l'image du muscle d'un poisson. "Notre recherche avancera le développement des technologies bio-robotiques", précise Xiabo Tan, qui a participé au projet. "Nous cherchons aussi à développer un robot à prix modéré. Notre but est de permettre son utilisation pour le plus grand nombre d'applications possibles".
Un robot peu coûteux
Parmi elles, le prélèvement d’échantillons dans les lacs, la surveillance des fermes aquatiques ou encore la sauvegarde des réservoirs d'eau. "Avec le réchauffement climatique, la température dans les lacs et les réservoirs d'eau ne cesse de monter", explique Elena Litchman, responsable du projet. "Cela favorise la propagation des algues toxiques, créant des conditions défavorables pour la faune aquatiques". Limitation tout de même : la faible puissance de l'appareil. Celui-ci, qui mesure une vingtaine de centimètres, n'est pas capable d’affronter de forts courants d'eau.

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1 Commentaire

Coucou

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Taline

Soumis par Olivier (non vérifié) - le 04 novembre 2009 à 20h02

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