Une banque réelle pour gérer l'argent des univers virtuels

Par 09 décembre 2009
Mots-clés : Smart city

Pour faire face aux flux d'argent utilisé dans sa plate-forme en ligne, MindArk s'apprête à ouvrir une banque, bien réelle cette fois.

Pour prendre en charge l'argent échangé sur sa plate-forme de mondes virtuels, MindArk s’apprête à lancer une agence bancaire bien réelle. L’entreprise suédoise gère en effet Entropia Universe, un univers virtuel 3D où les entreprises peuvent proposer leur propre monde en ligne. "500 millions de dollars s’échangent sur la plate-forme, c’est devenu une véritable économie", explique à L’Atelier David Simmonds, directeur du développement commercial de MindArk. "C’est pourquoi nous avons décidé de démarrer une banque réelle". Dans les univers gérés par la plate-forme, l’économie est en effet basée sur un taux de change strict avec le dollar.
Une banque certifiée par les autorités suédoises
Si l’accès au site et son téléchargement sont gratuits, l’achat d’objets et la participation aux différentes activités offertes sont payants. "Il n’y pas d’abonnement mensuel", explique David Simmonds. "Les joueurs ne payent qu’à la hauteur de leur participation". Par ailleurs, les objets achetés dans le jeu perdent de la valeur avec leur niveau d’utilisation, comme dans la vraie vie. Cela alimente l’économie de la plate-forme. La création d’une banque s’est donc imposée, tant pour gérer les sommes importantes échangées que pour rassurer les consommateurs. "Notre banque est certifiée par les autorités suédoises et nos fonds sont garantis par l’Etat : cela donne confiance à nos clients", poursuit David Simmonds. "Nous avons les mêmes accréditations que l’ensemble des banques suédoises".
Un fonctionnement similaire à celui des cartes de crédit
La banque sera lancée début 2010. Initialement les services seront assez basiques. "Mais à termes nous proposerons une gamme de services plus large, comme des services de prêt, d’assurance...", affirme le directeur suédois. Pour lui, les échanges entre monnaies virtuelles et réelles vont s’étendre. "Il n’y a pas tellement de différence entre une carte de crédit et le fait d’utiliser de l’argent virtuel au sein d’une plate-forme en ligne". A l’heure actuelle, Entropia Universe n’accueille qu’une seule planète pour un peu moins d’un million d’inscrits. D’après l’entreprise, sept projets sont en cours de développement. MindArk espère atteindre 3 à 4 millions d’ici la fin de l’année 2010.

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