Une biopuce se préoccupe des blessures

Par 31 juillet 2007
Mots-clés : Smart city

Des chercheurs américains travaillent sur une biopuce capable de transmettre des informations sur l'état de santé d'une personne blessée. Le dispositif devrait permettre au personnel médical d'agir plus rapidement...

Des chercheurs américains travaillent sur une biopuce capable de transmettre des informations sur l'état de santé d'une personne blessée. Le dispositif devrait permettre au personnel médical d'agir plus rapidement.
 
Déterminer rapidement la gravité d'une blessure permet de diminuer le nombre des décès, rappelle le Center for Bioelectronics, Biosensors and Biochips (C3B) de Clemson University. Pour répondre à cet enjeu, l'institut développe actuellement une biopuce qui, implantée dans le corps de la personne blessée, délivrerait des informations en temps réel sur son état de santé, comme le niveau de son lactate ou de son glucose. Ce procédé pourrait permettre de mieux cibler les soins et d'empêcher des troubles graves comme les hémorragies internes. Que ce soit pour des soldats tombés au combat ou des civils victimes d'accidents.
 
Prévenir les hémorragies
 
"Nous perdons encore un trop grand nombre de patients à cause des hémorragies. Permettre aux physiciens et au personnel médical d'avoir accès à des informations comme le taux d'oxygénation dans les tissus pourrait faire la différence entre la vie et la mort", souligne Anthony Guiseppi-Elie, directeur du C3B. "Notre but est d'améliorer la qualité et l'attribution de soins adaptés aux soldats blessés et aux civils victimes de traumatismes", ajoute-t-il. A terme, la biopuce pourrait être implantée avant tout problème de santé, dans un but préventif. Elle pourrait également être utilisée par les astronautes, afin de suivre leur état de santé lors de leurs voyages spatiaux, et par les personnes diabétiques.
 
Des essais humains prévus dans cinq ans
 
Les chercheurs tablent sur une période de cinq ans avant les premiers essais d'implantation de la biopuce sur des hommes. Plusieurs obstacles ont déjà été franchis, comme celui du risque de rejet du composant par le corps. En effet, l'équipe en charge du projet a mis au point un gel qui imite le tissu humain et réduit les chances de rejet. Le projet est financé par le département de la Défense américain à hauteur de 1,6 million de dollars.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 31/07/2007)

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