Une sous-capitalisation de départ ne freine pas une start-up innovante

Par 03 juin 2009 1 commentaire

Les jeunes pousses ont souvent peur de ne pas lever assez de fonds si elles ne disposent pas en amont d'une technologie et d'une équipe performantes. C'est vrai, mais ce n'est pas important.

Le manque d'argent ne fait pas le malheur des jeunes pousses high-tech. L'idée généralement véhiculée est que pour réussir à lancer sa start-up dans le secteur des TIC, il faut une technologie innovante et une équipe de management performante. Car dans ces conditions, la probabilité de réussir une levée de fond suffisante pour lancer l'activité semble plus grande. Une étude de l'université de Caroline du Nord arrive à deux constats rassurants. Le premier : les entreprises avec des technologies peu bluffantes et un encadrement peu prestigieux trouveront suffisamment de capital pour se développer.
La sous capitalisation ne condamne pas l'entreprise
Le deuxième : les start-up qui n'attirent pas assez les financeurs ne sont pas vouées à l'échec. "Notre recherche montre que la sous-capitalisation capitalisation n'est pas une peine de mort pour les start-up" explique David Townsend, professeur assistant à l'Université de Caroline du Nord coauteur de l'étude. Cette étude ne nie pas les plus fortes capacités d'une entreprise avec une équipe et une technologie à la pointe à lever des fonds suffisants. Mais celles disposant d'un personnel dirigeant moins prestigieux et d'une technologie n'ayant rien d'exceptionnel arrivent généralement à leurs fins.
Diminuer les coûts limite le manque de financement
Elles arrivent à se développer en s'adaptant à leur environnement. C'est-à-dire en réduisant leurs exigences. Certaines limitent leurs flux sortant de trésorerie. Le moyen le plus utilisé est alors de diminuer les salaires des managers ou de limiter les budgets marketing. Mais il y a d'autres trucs : " Externaliser une partie des tâches de développement et le service de comptabilité, ou encore échanger des services avec d'autres sociétés". C'est-à-dire proposer d'échanger le développement du site Internet d'une entreprise en échange de son service de comptabilité.

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1 Commentaire

Bonjour José
un article inspirant...
A+
Tchimbé

Soumis par José (non vérifié) - le 01 juillet 2009 à 02h24

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