Quand une ceinture améliore la mobilité des malvoyants en ville

Par 12 janvier 2012
Mots-clés : Smart city, Europe
Aveugle

Reposant sur des technologies de radar laser et d'acquisition 3D, le tout monté sur une ceinture, le projet VaLiD'Eye devrait faciliter la mobilité des personnes aveugles.

Alors que 3% des habitants de la planète sont malvoyants, il existe pourtant peu de solutions adaptées d'aide au déplacement, notamment en milieu urbain. Dans cette optique, des chercheurs de l'Ecole Supérieure d'Informatique, Electronique, Automatique (ESIEA) de Laval, associés à la société VIAMETRIS, ont lancé le projet VaLiD'Eye. Le système devrait prendre la forme d'une ceinture qui se chargera de détecter automatiquement les obstacles, que ce soit en extérieur ou en intérieur, et de définir des itinéraires à l'avance. Cela, en repérant des éléments comme les passages piétons ou encore les feux tricolores. La ceinture en question sera équipée d'un lidar (pour "light detection and ranging"), un radar laser. 

Un itinéraire recalculé en permanence grâce à un radar laser

Fonctionnant sur un principe similaire à celui du radar, la distance avec les obstacles sera déterminée grâce à la mesure du délai entre l'impulsion de la lumière et la détection de son réfléchissement sur l'environnement. Ces informations seront traitées par un logiciel d'acquisition 3D et transformées en cartes. L'utilisateur aura alors accès à une interface simplifiée (boutons traditionnels et marquage en braille) afin de choisir son itinéraire. Ce dernier sera recalculé en temps réel selon les éléments du décor rencontrés. La ceinture sera alimentée par une batterie et disposera d'un retour sonore lui indiquant le chemin à prendre pour atteindre son but ou les dangers potentiels.

Une utilisation possible également en milieu souterrain

Le principal avantage du système est de ne pas reposer sur la localisation par GPS classique, parfois peu précise, et souvent inopérante dans un milieu souterrain comme le métro par exemple. Pour ce qui est des cartes, celles-ci pourront probablement être embarquées directement dans la ceinture et annotées (définition de points d'urgence comme une cabine téléphonique ou un commissariat par exemple). L'utilisation d'un terminal mobile connecté, comme un smartphone, pour faciliter le traitement des informations et la gestion du système est également à l'étude. A noter que le projet est encore dans sa phase de conception et un prototype devrait être disponible dans quelques mois. Une version commerciale de la ceinture est envisagée pour l'année 2013.

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