Une collaboration en ligne réussie requiert plus que le partage d'intérêt

Par 15 février 2013 1 commentaire
Collaboration

Intérêts communs ou intérêts personnels ne seraient pas les ingrédients principaux d'une collaboration en ligne de qualité.

Contrairement aux idées reçues, le gain personnel ne serait pas la priorité des individus souhaitant commencer une collaboration. Une étude menée par deux chercheurs de la Carnegie Mellon University à Pittsburg a en effet permis de déterminer les quatre axes de variables entrant en jeu dans la décision de commencer une collaboration en ligne: le degré de communication entre les partenaires, les centres d’intérêt partagés, le statut social de chaque membre et le niveau d’effort fourni par chacun d’entre eux. Ainsi, l’étude a été menée grâce aux données du « February Album Writing Month »* recueillies depuis quatre ans. Le FAWM est en effet un événement annuel destiné aux auteurs compositeurs professionnels, semi-professionnels et amateurs.

Prédire les futures collaborations

Le challenge : composer au moins 14 titres pendant le mois le plus court de l’année, notamment grâce à des collaborations. Ce site présente un réseau complexe d’interactions liant les objets (utilisateurs ou des morceaux de musique) entre eux. La méthode utilisée par les chercheurs permet d’identifier les interactions connectant les objets entre eux, telles que l’envoi de messages entre membres ou de commentaires sur les créations des autres. En utilisant des formules statistiques, l’ordinateur apprend que certains types d’interactions réalisés sur le site favorisent la formation d’une collaboration. En observant les précédentes connexions, il est alors capable de prédire les futures collaborations. Par exemple, on y apprend que la probabilité que deux personnes collaborent est forte lorsqu’ils commentent le même morceau ou ont un statut légèrement différent.

La diversité favorise la créativité

L’étude insiste sur l’importance de la communication : des interactions fréquentes aident les membres à renforcer leurs liens et leur confiance. Le partage de centres d’intérêts entre les membres d’une collaboration n’est pas une nécessité. Au contraire, les équipes hétérogènes produiraient des contenus de meilleure qualité que les équipes homogènes. De même, une formation et des compétences différentes ont un effet positif sur la collaboration. Cependant, bien que contribuant fortement à la créativité, la diversité peut parfois affecter négativement la collaboration, notamment avec l’ouverture à la critique, pouvant engendrer des conflits. C’est pourquoi il est important de créer une forte identité de groupe, afin d’éviter ces conflits.

 

*Depuis sa création en 2004, le FAWM a recensé plus de 7000 participants venant de 30 pays, qui ont enregistré 50000 morceaux originaux, dont des milliers de collaborations.

 

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1 Commentaire

On oublie ici que la première chose qui lie les participants dans l'exercice est un intérêt commun : celui de la musique. Dire (votre chapô) que "Intérêts communs ou intérêts personnels ne seraient pas les ingrédients principaux d'une collaboration de qualité" n'est donc pas juste. C'est au sein de cette collaboration sur un intérêt commun que vont s'exercer d'autres variables dont la diversité par exemple est un élément important.

Soumis par Bénédicte Poinsard (non vérifié) - le 28 juin 2013 à 21h03

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