Une compétition photo décèle les beautés de la recherche en ingénierie

Par 28 juin 2007

Le Département du Génie de l'université de Cambridge met ses chercheurs à l'honneur en organisant une compétition de photographies représentatives des travaux menés par la division...

Le Département du Génie de l'université de Cambridge met ses chercheurs à l'honneur en organisant une compétition de photographies représentatives des travaux menés par la division.
 
Loin d'être seulement des suites de chiffres obscures et des machines incompréhensibles pour les néophytes, la recherche en ingénierie est également un monde où l'esthétique a sa part. L'Université de Cambridge défend cette idée et clôture cette année la troisième édition de sa compétition photographique annuelle. Celle-ci, proposée par le Département du Génie de l'université, récompense les clichés les plus beaux et reflétant le mieux les travaux menés par les chercheurs. Où et comment joindre l'utile à l'agréable...
 
Cambridge récompense la beauté, des nanostructures à l'immensité
 
L'évènement est sponsorisé par la compagnie spécialisée dans les nanotechnologies Owlstone, et est ouvert à toute l'équipe et aux étudiants du département. Les images peuvent provenir des laboratoires de recherche mais aussi être prises dans la nature, voire dans l'espace. Enfin, les participants peuvent mitrailler tous les "modèles" de leur choix, des plus infimes nanostructures à la Grande Bleue.
 
La Terre vue de l'espace

Il semble que les candidats aient pris ces règles du jeu au mot: cette année, le cliché gagnant présente une vue de la Terre prise à 32 km de distance. La photo, en plus de sa beauté esthétique, représente un véritable défi technologique. Ses auteurs, une équipe d'étudiants - composée de Henry Hallam, Robert Fryers, Carl Morland, Daniel Strange et Iain Waugh - s'étaient fixé le but de lancer une fusée dans l'espace pour moins de 1 000 dollars. Pour y parvenir, ils ont utilisé pour lancer leur charge - pas plus grosse qu'un petit panier de pique-nique - un ballon en hélium résistant à haute altitude. Celle-ci s'est ensuite élevée à une hauteur de presque quatre fois celle de l'Everest, avant de redescendre doucement grâce à un parachute, tout en prenant des clichés.

 
Les nanostructures à l'honneur
 
De nombreuses autres photographies, qui présentent des mondes microscopiques, étaient également en course. Ainsi, le cliché pris par un membre de la division Cambridge Zero Waste Challenge, Amanda Wycherley, met en avant un détail de la structure d'une paillette en plastique en provenance d'une bouteille classique de lait. Secteur de recherche de cette division: mettre au point un matériau composite isolant qui pourrait inciter, notamment financièrement, au recyclage.

 
Autre cliché "nanoconcurrent": celui réalisé par Cinzia Casiraghi, NWs@Tate Modern, et qui représente un échantillon de fils microscopiques de silicone dispersés dans de l'eau. Ces composants, au même titre que les nanotubes en carbone, sont des éléments indispensables aux nanoappareils qui aident les ingénieurs à améliorer et miniaturiser les dispositifs électroniques.
 
Le Fat Free Fibres de Kerstin Comley mérite également d'être remarqué. Cette cellule grasse de porcin, prise grâce à un scanner à électron micrographique, est un véritable symbole de la technique qui permet de montrer les microstructures des tissus biologiques et de donner un aperçu de leurs propriétés mécaniques.
 
Enfin, il faut également signaler le Nano Art On Nanostage du docteur Yongging Fu, un cliché à l'aspect esthétique très original et qui représente une nanostructure en silicone créée grâce aux techniques avancées de gravure d'ion réactif à l'eau-forte.
 
A ce sujet voir aussi :
 
La totalité des photos en lice pour l'édition 2007 de la compétition photographique du Département du Génie de l'université de Cambridge
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 28/06/2007)

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