Une interface pour simplifier la récolte des données de l'Internet des objets

Par 21 janvier 2013 Laisser un commentaire
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Un nombre croissant de capteurs est désormais connecté en réseau. Une équipe australienne propose le mode d'emploi d'une interface permettant de les sélectionner automatiquement en fonction des besoins de ses utilisateurs.

D’après les chiffres de la Commission Européenne, le nombre d’objets connectés à Internet a dépassé le nombre d’internautes depuis 2008. Et le phénomène continue de s’accentuer. L’Internet des objets est déjà là, reste à savoir comment utiliser cet incroyable réseau de capteurs et de machines… De nombreux scientifiques travaillent à la conception d’interfaces permettant à un utilisateur humain d’exploiter les milliards de données ainsi collectées quotidiennement. Un groupe de chercheurs de l’école de recherche en sciences informatiques de l’université nationale australienne et du CSIRO ICT Centre s’est penché sur une question plus précise : comment automatiser la sélection des capteurs en fonction des besoins d’un utilisateur ? S’ils ne proposent pas de logiciel clé en main, ils se sont intéressés à l’architecture nécessaire (baptisée CA4IOT) pour développer une telle solution.

Traduire la requête de l’utilisateur final

Pour illustrer leur propos ils ont choisi l’exemple, d’un biologiste qui travaille sur de nombreuses plantations géographiquement éloignées. Ce scientifique cherche à savoir si ces plants sont affectés par une maladie en particulier. Il n’existe évidemment aucun capteur capable de répondre à une question aussi précise. Cependant, l’architecture imaginée par les chercheurs australiens comprend une interface (qu’ils laissent à d’autres le soin de développer) capable de traduire cette requête. Il faut bien sûr qu’elle ait été programmée à cet usage. D'après le scénario fictif des chercheurs australiens, la maladie qui inquiète le scientifique se développe lorsque la pression de l’air atteint un certain seuil et lorsque les feuilles des plantes sont humides. Sachant cela, le processeur identifie deux données à collecter : pression de l’air et humidité des feuilles.

Identifier les capteurs et rassembler les données

’architecture imaginée par les chercheurs comprend ce qu’ils appellent un « registre de contexte » chargé d’identifier parmi les capteurs déployés lesquels fourniront les informations nécessaires. Pour reprendre l’exemple de la maladie, les chercheurs imaginent qu’il existe un capteur mesurant directement l’humidité des feuilles, mais aucun pouvant fournir la pression de l’air. Le « registre » est configuré pour savoir que la pression de l’air peut être identifiée en combinant les données de deux autres capteurs : la température de l’air et l’humidité ambiante. Toutes ces données sont rassemblées et envoyées à l’interface sémantique (évoquée au départ) qui les traduit alors pour l’utilisateur final. Sans que celui-ci ait eu besoin de connaître l’existence de tous les capteurs impliqués. Les chercheurs insistent cependant : leur solution est une architecture, un plan d’assemblage de différents éléments dont certains restent à mettre au point, peut-être lors de futurs travaux.

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