Dans une interview aux Echos, le PDG d'Integrated Arts, Patrice Peyret

Par 26 août 1997
Mots-clés : Smart city

affirme "Java doit devenir le langage universel des cartes à puce". Integrated Arts, petite société de 17 personnes, spécialisée dans l'adaptation de Java aux cartes à puce vient d'être rachetée par...

affirme "Java doit devenir le langage universel des cartes à puce".
Integrated Arts, petite société de 17 personnes, spécialisée dans
l'adaptation de Java aux cartes à puce vient d'être rachetée par Sun
Microsystems, le numéro un mondial des stations de travail et l'inventeur
du langage Java conçu pour Internet. Selon son PDG, la technologie
d'Integrated Arts permet de rendre désormais compatibles entre elles
toutes les cartes qui, du fait de leurs conceptions différentes, ne
pouvaient jusqu'à présent exploiter les mêmes applications. 90 % des
fabricants de cartes à puce dans le monde ont déjà acquis le droit de
licencier cette technologie sur leurs cartes respectives. Les émetteurs de
cartes comme Visa vont pouvoir maintenant développer des applications Java
pour les dizaines de millions de porteurs de leurs cartes. Bien que
Mastercard ait pour l'instant choisi une approche différente, le groupe
devrait à terme rejoindre le camp Java. Java, outre son caractère
d'universalité, permet d'écrire des applications très compactes et
sécurisées, deux atouts particulièrement adaptés à des applications
informatiques sur une puce électronique. Avec des cartes à puce qui
seront introduites dans des lecteurs intégrés bientôt à chaque
micro-ordinateur, ainsi que dans des kiosques publiques et, pourquoi pas,
des téléphones numériques portables, le commerce électronique sur Internet
va pouvoir se développer. Il est tout à fait possible d'imaginer qu'une
carte à puce ainsi universalisée puisse être utilisée comme outil
d'authentification permettant à n'importe quel utilisateur de se connecter
à un Network Computer pour consulter son courrier élecgronique, accéder à
ses sites Intranet privés ou à d'autres informations confidentielles. Plus
besoin ainsi, lors de déplacements, de transporter son micro-ordinateur
portable. Cette union sacrée autour de Java s'explique surtout par le fait
que personne, des grandes banques en passant par les fabricants de cartes
ou bien les développeurs d'applications Java pour Internet, redoutant
l'irruption prochaine de Microsoft sur ce marché, ne souhaite que
l'évolution de java soit contrôlée par Microsoft. Désormais en tant
qu'entité de Sun, Integrated Arts fera progresser cette norme, qui reste
cependant ouverte, disponible pour tous. Chaque société possédant une
licence aura son mot à dire sur son évolution.
(Les Echos - 27/08/1997)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas