En une journée, le titre Alcatel a perdu hier 38,4 %.

Par 17 septembre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

Du jamais vu à la Bourse de Paris, alors que le matin, l’action valait 927 F, elle clôturait le soir à 571 F. Au cours de la journée plus de 8,5 millions d’actions ont été vendues ou achetées, à t...

Du jamais vu à la Bourse de Paris, alors que le matin, l’action valait 927
F, elle clôturait le soir à 571 F.
Au cours de la journée plus de 8,5 millions d’actions ont été vendues ou
achetées, à tel point que des mesures exceptionnelles ont dû être prises
par les autorités boursières afin de poursuivre la cotation de l’action.
Alors que Serge Tchuruk, le patron d’Alcatel, laissait entrevoir, il y a
quelques mois, une progression annuelle du chiffre d’affaires de 10 à 20
%, l’annonce hier des prévisions de bénéfices en baisse pour le second
semestre 1998 a fait l’effet d’une bombe “l’année 1998 ne sera pas une
année particulièrement heureuse”.
Serge Tchuruk explique ces prévisions pessimistes par la forte réduction
des investissements des opérateurs “historiques” de télécommunications,
comme Deutsche Telekom et France Télécom ainsi que par l’aggravation des
crises asiatique et russe et la réduction brutale des dépenses des
opérateurs.
Ayant représenté au premier semestre 40,9 milliards de F (+ 6,5 %), les
systèmes de télécoms, principale activité d’Alcatel, ont souffert du
ralentissement des marchés de la commutation et de l’accès, tendance qui
devrait s’avérer durable selon le groupe. Le bénéfice opérationnel des
télécoms ne devrait atteindre sur l’ensemble de l’année que 4 milliards de
F, alors que les analystes tablaient sur 5 à 6 milliards.
Serge Tchuruk a indiqué qu’il entendait accélérer: la poursuite du
recentrage sur les systèmes et les composants de télécoms, l’augmentation
de la productivité, la croissance du chiffre d’affaires et le renforcement
sur le marché américain.

Pour les années à venir, le groupe entend renforcer son positionnement sur
les marchés à forte croissance, comme les équipements pour Internet, les
mobiles, la gestion de réseaux et les composants pour télécoms. Cette
stratégie passe en partie par des acquisitions et des partenariats.
Toutefois, les futures acquisitions devraient être plus modestes que celle
de DSC finalisée il y a quelques semaines (26 milliards de F) “nous
souhaitons acquérir à présent plutôt des stard-up”.
(Le Parisien - Le Monde - Le Figaro - la Tribune - Les Echos - Libération

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