Une mémoire numérique pour améliorer l'autonomie des batteries ?

Par 14 mars 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
un micro processeur

Réduire l'énergie nécessaire à faire tourner processeurs et mémoire permet de rendre les batteries aptes à fonctionner plus longtemps. Une méthode est de mettre la mémoire en veille quand elle n'est pas sollicitée.

Pour optimiser l’énergie consommée par la mémoire d’un ordinateur et garantir une durée de vie plus longue de sa batterie, des chercheurs de l’université de l’Illinois ont mis au point ce qu'ils appellent une mémoire numérique à très basse consommation. En fait, celle-ci remplace les infrastructures électriques placées dans les puces par des nanotubes de carbone. Ils ont aussi remplacé le système traditionnel de stockage des données qui fonctionne sur le principe des bits (1 et 0) pour un autre dit de matériau à changement de phase (Phase-change materials ou PCMs). Pourquoi combiner ces deux solutions ? "Les nanotubes sont les conducteurs électroniques les plus fins qui existent  sur le marché", explique Eric Pop, le directeur du projet, à L'Atelier. Et d'ajouter : "cela permet de délivrer plus facilement une petite secousse d’électricité qui aidera efficacement à ce changement de phase".

Combiner le PCMs avec les nanotubes

En effet, avec leur méthode, le principe de stockage de l'information repose sur le basculement du matériau entre une phase amorphe dite "off" et une autre, qualifiée de "on". Lorsque l’appareil n’est pas utilisé pendant un certain temps, il refroidit et passe donc en mode "off". Pour passer en mode "on", le système nécessite une impulsion électrique. Grâce aux nanotubes de carbone, le passage d’une phase à l’autre utilise beaucoup moins d’énergie, ce qui permet d’augmenter à terme l’utilisation des batteries de n’importe quel appareil car la secousse d’électricité nécessaire au changement est beaucoup plus faible. Ce processus se déroule alors à chaque fois que l’ordinateur ou l’appareil exécute des codes, télécharge des données ou encore lit, écrit ou efface des informations de sa mémoire.

Un exemple : le smartphone

Selon le chercheur, un tel dispositif répond notamment au problème de la faible autonomie des batteries de nombreux smartphones, dont l’iPhone. Concrètement, si l'on prend cet appareil, "l’utilisation combinée de nanotubes et d'un système de PCM permettra de consommer beaucoup moins d’énergie lorsque le processeur et la mémoire travaillent", poursuit le chercheur. Qui explique : "On considère que la batterie de ce type d’appareil est utilisée pour 1/3 à lire, écrire et effacer les données et que le reste sert à faire tourner le processeur, la mémoire et le sans fil".

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