Une PME sur quatre craint le passage à l'an 2000.

Par 28 janvier 1999

Les entreprises françaises sont encore très diversement préparées au passage à l'an 2000. Président sortant de l'Assemblée plénière des sociétés d'assurance-dommages (Apsad), Pierre Florin explique ...

Les entreprises françaises sont encore très diversement préparées au
passage à l'an 2000. Président sortant de l'Assemblée plénière des
sociétés d'assurance-dommages (Apsad), Pierre Florin explique "les grands
groupes ont tous pris globalement le problème à bras-le-corps depuis
parfois plus de trois ans. Toutefois, certains reconnaissent s'y être pris
trop tard ou en utilisant une mauvaise technique".
Certaines branches de la distribution, les administrations et les
établissements hospitaliers figurent notamment parmi les secteurs les plus
en retard.
Le situation est beaucoup plus contrastée pour les PME. Selon un sondage
Ifop-FFSA, réalisée début janvier auprès de 701 chefs d'entreprise de 10 à
250 salariés "16 % des chefs d'entreprise ne sont pas encore
sensibilisés".
En outre, 250 000 PME, (soit une PME sur quatre) estiment que les
conséquences du bogue de l'an 2000 pourraient mettre en danger la vie de
leur entreprise au bout de trois jours seulement (19 % immédiatement).
En revanche, les trois autres quarts des patrons assurent qu'ils ne
seront pas affectés par les conséquences du passage. Jean-Marc Lamère,
délégué général de l'Apsad souligne que "cet optimisme repose en partie
sur une confiance inconsidérée vis-à-vis de leurs fournisseurs malgré
l'évidente réticence de ces derniers à répondre aux questionnaires sur
l'an 2000".
27 % des PME n'ont toujours pas commencé à se préparer. Parmi elles, on
trouve une plus forte proportion d'entreprises de petite taille (de 10 à
19 salariés) essentiellement dans les secteurs de l'agriculture, du BTP et
du commerce.

Pierre Florin déclare "nous nous attendons à un taux de déclarations
frauduleuses important, entre 15 et 20 %". Les assureurs s'attendent à
plusieurs dizaines de milliers de réclamations supplémentaires. Pierre
Florin prévient que pour les indemnisations "la jurisprudence en la
matière sera tout à fait exceptionnelle. Dans la mesure où la date et le
phénomène sont certains, tout dépendra du degré de prévention et
d'implication de l'assuré et des conséquences du risque résiduel".
(Les Echos - Le Parisien - Libération - Le Monde - deux pages La Tribune -
28/01/1999)

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