Une université canadienne dit non au Wi-fi par principe de précaution sur la santé

Par 06 mars 2006

Le Wi-fi serait-il nocif ? C'est bien parce que nous n'avons pas encore de réponse définitive à cette question que l'Université de Lakehead, dans l'Ontario au Canada a refusé d'installer le Wi-fi...

Le Wi-fi serait-il nocif ? C'est bien parce que nous n'avons pas encore de réponse définitive à cette question que l'Université de Lakehead, dans l'Ontario au Canada a refusé d'installer le Wi-fi sur la totalité de son campus. L'Université a invoqué la santé de ses étudiants mais également des raisons de sécurité pour la transmission des données pour argumenter son choix.
 
Comme pour l'usage du téléphone portable, l'effet des ondes Wi-fi sur notre santé à long terme n'est pas encore connu. La plupart des études réalisées au sujet du téléphone portable ont conclu qu'aucune incidence sur la santé n'était constatée. Cependant, des chercheurs finlandais ont décidé de mener une nouvelle étude à grande échelle pour réétudier le phénomène.
 
La décision de l'Université Lakehead mise donc sur le réseau câblé pour fournir des connexions à ses 7400 étudiants et ses 1600 professeurs. Dans un communiqué, l'Université affirme que sa décision est définitive pour l'instant mais qu'elle continuera de surveiller les résultats des recherches pour éventuellement changer d'avis dans un second temps.
 
Le principe de précaution est de mise ici. L'Université de Lakehead attend qu'il soit prouvé que le Wi-fi ne fait courir aucun risque et ne se contente pas du fait qu'un risque pour la santé n'est pas prouvé. "C'est principalement important pour les jeunes adultes dont les cellules se renouvellent rapidement, et la plupart de nos étudiants sont adolescents et grandissent encore", explique un responsable. Les enjeux économiques de cette décision isolée sont négligeables.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 06/03/2006)

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