"Une vraie alternative open source à Second Life dès l'été"

Par 04 mars 2008

Des concurrents de Second Life apparaissent tous les jours. Et cette année, les utilisateurs chevronnés auront les outils pour faire évoluer cet univers. Retour sur cette révolution avec David Castéra de Stonfield Inworld.

Depuis l’ouverture du code source du client de Second Life en Janvier 2007, des solutions de serveurs open source - grâce à des opérations de reverse engineering complexes - sont apparues. Open Simulator, une des plus sérieuses alternatives au serveur officiel de Second Life, permet de créer un univers parallèle déconnecté et libéré de toutes barrières techniques, stratégiques et économiques. RealXtend, dont la v0.2 du serveur est disponible depuis le 29 février (voir vidéo plus bas) est un des outils les plus complets créés autour d’OpenSim. L’Atelier a interviewé David Castéra, fondateur de l'agence de communication pluri médias Ebéo pour tenter d’y voir plus clair.
L'Atelier : il existe déjà une offre pléthorique de serveurs d'univers virtuels. Quel est l'intérêt de la plate-forme OpenSim ?
David Castéra : Il est vrai qu'à l’heure actuelle, il existe bon nombre de solutions de développement pour créer des plates-formes en 3D. Mais la plupart du temps, leurs coûts demeurent élevés et leur prise en main reste complexe. De son côté, Open Sim se base sur l’expérience technique de Second Life, dont les avantages et inconvénients sont bien connus. Et son installation se fait en quelques minutes. Sans oublier que cette intégration est à moindre coût puisqu’elle ne nécessite pas l’achat d’une licence d’utilisation ou d’un espace dans un univers. Le grand défaut d'OpenSim est d'être encore instable. On peut toutefois espérer une vraie solution alternative d’ici cet été.
Cela va-t-il sortir les univers de leur isolement ?
L’intérêt est effectivement de pouvoir naviguer entre différents univers depuis un intranet. On peut imaginer des sessions de travail collaboratif durant lesquelles on pourrait aller de serveur en serveur. Le même avatar pourrait sauter d’une dimension à une autre en fonction de son activité et de l’usage : une interopérabilité entre différents univers privés. Par contre, ce sera toujours difficile de faire communiquer des univers privés avec des  mondes virtuels publics.
La véritable popularisation des univers virtuels ne tient-elle pas à leur intégration dans les navigateurs web ?
On peut créer des versions simplifiées du client de Liden Lab, mais cela nécessitera toujours un module additionnel à installer dans les browsers. L’accès à un environnement 3D dans le navigateur Internet est ralenti par nombre d'écueils techniques. Le jeu en vaut pourtant la chandelle. Quand un univers virtuel comme Second Life sera utilisable aisément dans un navigateur, on pourra parler "d’adoption massive". Ce n'est pas pour les mois qui viennent mais l'échéance n'est pas si lointaine que cela. IBM développe actuellement un plugin appelé InDuality qui va dans ce sens : il est développé pour unir le plus grand nombre de plates-formes d’univers virtuels dans un navigateur web. Autre exemple avec un client léger en technologie Ajax dans le navigateur, qui ne permet que le chat et l’accès à l’inventaire de son avatar.

Galdric Pons
L'Atelier BNP Paribas

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