Urbanisme : le défi de la résilience énergétique

Par 17 janvier 2014
Cité et énergie_L'Atelier

Le développement des agglomérations urbaines, accompagné d'une dépendance énergétique de plus en plus forte avec la pénétration des appareils électroniques pose de nouveau la question de la sécurisation énergétique.

A l'image des catastrophes naturelles qui ont touché de grands centres urbains durant les dernières années, que ce soit l'ouragan Sandy aux États-Unis ou la catastrophe de Fukushima, l'actualité à montré la fragilité de la chaîne énergétique au sein des villes. Avec une dépendance sans cesse croissante des habitants envers l'électricité pour le fonctionnement des infrastructures clés et au quotidien, le dysfonctionnement de l'approvisionnement énergétique peut avoir des conséquences économiques comme humaines désastreuses pour les villes. C'est pour cette raison que le cabinet Capgemini publie une étude, intitulée Intelligent Energy Management in cities, montrant que les infrastructures publiques ont déjà toutes les cartes en main pour faire évoluer leur stratégie d'urbanisme et de gestion énergétique pour protéger au mieux ces centres économiques fondamentaux. Et pour cela, les chercheurs sont partis des divers exemples offerts par la gestion urbaine dans le monde.

La rénovation immobilière se renforce

Que ce soit aux États-Unis ou en Europe avec l'objectif Energie 2020 posé par l'Union Européenne recommandant une réduction de 20% de la consommation énergétique des villes, de nombreuses initiatives ont vu le jour. L'étude rappelle ainsi l'existence de certaines poches d'excellences, notamment par exemple la ville de Washington qui a déjà fait des travaux sur 54 00 unité résidentielles afin d'en accroître l'efficience énergétique. De même, la ville de Berlin propose un programme permettant aux propriétaires d'immeubles, sans investissements de leur part, d'effectuer des travaux directement. Dans le cas de Berlin, ce sont ainsi plus de 10 millions d'euros qui ont été, selon l'estimation proposée par la mairie berlinoise, économisés en termes d'électricité grâce aux 1300 immeubles refaits. De fait, si la mairie est devenue un acteur majeur et incontournable, celle-ci ne peut, compte tenu des coûts d'investissement en jeu, tenir seule ces programmes. A l'image des chiffres avancés par la mairie berlinoise, les économies d'énergie, si elles sont nécessaires, peuvent aussi représenter, étant donné l'état actuel de la technologie, un investissement extrêmement rentable à long terme dans la réduction des coûts.

Cité énergétique

Afin de pouvoir accéder à ces niveaux d'économie, de nombreux outils sont disponibles, aussi bien pour les particuliers que les infrastructures publiques ou privées. Le développement notamment des objets connectés et des capteurs permet d'obtenir une information sans cesse plus précise sur la consommation énergétique individuelle, et d'ainsi en analyser les facteurs explicatifs. De même, le développement des technologies énergétique alternatives, nommément solaire et éolien pourrait s'avérerait décisif dans l'appréhension de la sécurisation énergétique. Le cabinet Capgemini propose ainsi un changement dans la chaîne de production classique unidirectionnelle de l'énergie. Si ces technologies ne sont pas encore suffisantes pour remplacer les structures existantes dans leur production d'énergie, elles peuvent cependant offrir un second canal, canal d'appui, permettant dans le cas de dysfonctionnements ou d'accidents d'assurer un approvisionnement minimum de la cité.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas