US : un secteur énergétique enclin aux investissements technologiques

Par 07 mai 2010
Mots-clés : Smart city

Les compagnies concernées investiront une part non négligeable de leur budget dans les technologies. Les solutions favorisant l'accélération du déploiement des réseaux dits intelligents fait partie des priorités.

Les entreprises du secteur énergétique nord-américaines investissent de nouveau dans les technologies de l'information et de la communication, note IDC Energy Insights dans une étude. Selon le cabinet, il faut ainsi s'attendre à une croissance de 4 % environ. Dans le détail, c'est ainsi un quart des compagnies publiques ou privées interrogées qui ont expliqué s'apprêter à augmenter la part de financement accordée aux TIC. 60 % garderont un cahier des charges identique à l'année précédente. Parmi les solutions dans lesquelles les entreprises investiront majoritairement : les applications logicielles, les progiciels de gestion intégrée et les systèmes favorisant la mise en place des réseaux dits intelligents.
Des initiatives en friche pour la moitié des entreprises
Soit les systèmes de gestion des données des compteurs électriques, dispositifs d'automatisation et de contrôle du réseau… Si l'on en croit IDC, ce n'est pas moins de la moitié des entreprises du secteur qui ont déjà mis en branle une initiative de réseau intelligent. Et cela qu'elles bénéficient ou non d'aides publiques. Les motivations sont multiples : pressions d'actionnaires, régulations, volonté d'attirer et retenir les clients… Avec de premiers déploiements opérationnels prévus dans les cinq prochaines années. Les solutions d'informatique dans les nuages sont par contre encore ignorées des entreprises du secteur.
Des difficultés à passer au cloud computing
IDC rapporte ainsi que plus de la moitié explique n'avoir pour le moment pas l'intention d'adopter de tels services, ou n'en avoir encore jamais entendu parler. Et celles qui utilisent déjà des logiciels en mode SaaS - environ 15 % - n'ont recours pour le moment qu'à des solutions de gestion de la chaîne d'approvisionnement et de l'environnement. Une frilosité que le cabinet regrette : selon lui, de tels systèmes s'annoncent aussi très utiles au niveau de la gestion des "smart grid". A noter qu'en marge des compagnies qui augmenteront ou conserveront le montant de leurs investissements high-tech, environ 15 % devrait au contraire les réduire.

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