USA : les jobs high-tech se créent à Seattle

Par 24 juin 2008

Les principales villes américaines ont créé des emplois dans le secteur des nouvelles technologies en 2006. Une tendance qui stimule l'innovation, et que les puissances publiques doivent entretenir.

En avril 2008, l'association AeA désignait la Californie comme l'Etat américain le plus dynamique dans le secteur high-tech. Aujourd'hui, c'est aux villes américaines qu'elle s'intéresse. Et selon elle, la ville qui a créé le plus grand nombre d'emplois IT aux Etats-Unis est Seattle. Entre 2005 et 2006, la ville a en effet été à l'origine de près de huit mille nouveaux emplois spécialisés dans les nouvelles technologies. Autre bonne nouvelle : plus de cinquante des soixante villes passées au crible ont créé des jobs de ce type sur l'année. L'intérêt du classement n'est pas tant de mettre en lumière les meilleurs élèves que de souligner le lien entre emplois high-tech et capital d'innovation, et donc dynamisme, d'une ville. "Les jobs high-tech apportent une contribution non négligeable à l'économie locale", souligne ainsi Christopher Hansen, président de l'AeA. "Ces postes sont exactement ceux que toutes les villes désirent avoir", ajoute-t-il.
Des cybercités concurrentes
Pour les municipalités et les entreprises de chaque ville reste une question clef : comment inciter à leur création et faire qu'ils durent ? Car d'après le responsable de l'AeA, une chose est claire : "toutes les cybercités qui fleurissent sont non seulement en compétition les unes contre les autres sur des sujets comme le capital d'innovation, mais également avec l'ensemble des centres technologiques du monde". D'où l'intérêt pour les villes d'investir dans des infrastructures modernes comme des réseaux haut-débit afin de pouvoir répondre aux demandes d'entreprises IT. Et de créer un environnement accueillant, notamment en proposant des mesures financières incitatives. Autre prérogative : apprendre à former au mieux les étudiants qui souhaitent faire leur carrière dans le secteur. "Les responsables municipaux doivent assurer la qualité de l'éducation, et soutenir la recherche universitaire, qui est à l'origine de nombreuses start-up".
Investir, à l'échelle locale et nationale
Reste que selon l'association, la compétitivité des villes, au niveau national comme international, ne peut se jouer uniquement à l'échelle du local. Or les USA ne seraient pas véritablement préparés à un marché global très concurrentiel, notamment au niveau législatif. A savoir : si l'on regarde plutôt le nombre de professionnels IT par secteur géographique, la donne change. Ce n'est plus Seattle qui domine, mais la zone de New York (ville + banlieues), avec près de trois cents vingt mille salariés. Etonnamment, la zone San José/Silicon Valley n'arrive que troisième, avec environ deux cents vingt-cinq mille employés IT. Cette dernière reste cependant largement en tête en termes de concentration : sur mille employés du secteur privé, près de trois cents travaillent dans les nouvelles technologies, contre environ un sur cinq pour des cités comme Washington.

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