L’usage de puces RFID vient faciliter l’orientation des robots

Par 26 septembre 2014
Robots

Pour se repérer dans l’espace et localiser un objet, un robot peut utiliser les signaux personnalisés émis par des balises RFID placées sur l’objet. C’est la réalisation d’une aide robotique personnalisée.

La technologie RFID est un moyen pour un robot de se situer dans son environnement grâce à l’identification des fréquences radios émises depuis une balise. Placée sur un objet donné, un robot peut se situer par rapport à lui et serait ainsi capable de reconnaître son espace proche. Le projet de recherche gagne en simplicité par rapport aux projets concurrents car il ne repose pas sur une visualisation 3D de l’espace. Dans cette méthode traditionnelle, beaucoup plus longue, le robot doit a priori modéliser l’espace proche afin de pouvoir s’y mouvoir. Le projet de recherche vient d’une équipe de recherche composé de Charlie Kemp et Travis Deley (Universié de Georgia) et Matthex Reynolds (Université de Washington). Cette équipe utilise pour l’instant un robot PR2 dont les parties essentielles sont les antennes directionnelles et mobiles. Celles-ci reçoivent des signaux assez éloignés pour qu’il soit possible des les utiliser dans des espaces d’habitations moyens.

Un déplacement par essai/erreur

Un robot peut donc se balader dans une pièce à la recherche d’une balise placée sur un mur ou sur un objet. Mais pour trouver l’objet, le robot doit gagner en intelligence : les chercheurs à l’origine de ce projet travaillent donc sur un algorithme qui puisse améliorer la façon dont le robot localise et se déplace jusqu’aux balises RFID. En effet, ceux-ci ont fait en sorte que les signaux émis soient différents pour chaque balise RFID placée sur des objets. Le robot parvient ainsi à isoler quel signal est émis par quel objet. Les signaux sont reçus avec plus d’intensité par les antennes directionnelles du robot. Le déplacement du robot répond ensuite à un algorithme d’optimisation de la force du signal reçu. Le principe premier de l’algorithme est de diriger le robot vers la provenance des signaux : il se meut de façon à recevoir des signaux plus forts par un processus d’essais/erreurs. Dans leur communiqué public, les chercheurs affirment que le processus de déplacement ressemble au code binaire chaud/froid des jeux pour enfants. En effet les signaux radios utilisés émettent un signaux plus important au fur et à mesure qu’un robot s’en rapproche. Un des problèmes majeurs en jeu se trouve dans l’altération des ondes par l’environnement qui entraîne une réelle confusion de la part du robot.

Récupérer le bon item au bon moment

La première des applications est l’assistance aux personne dépendantes : le robot pourrait se diriger avec succès vers un patient qui a besoin d’un traitement pour le lui administrer. Le premier avantage des balises est, en plus de leur prix accessible, leur petite taille qui rend possible de les placer sur de petits objets. Plus encore, la précision des balises RFID réduit drastiquement le risque d’erreur. C’est pourquoi le travail des chercheurs est dorénavant concentré sur l’affinement de la précision des balises. L’utilisation de balises a priori assignées à chaque objet permet de ne pas confondre des objets qui se ressemblent. En effet, la reconnaissance visuelle alourdit la procédure de détection d’un point de vue algorithmique. Un robot a plus de chance de confondre des objets similaires entre eux avec la reconnaissance visuelle qu’avec des balises RFID.

 

 

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas