Usage frauduleux de noms de domaine : l'inventivité ne faiblit pas

Par 01 février 2008
Mots-clés : Smart city

Un grand nombre d'URL arrivées à expiration est aujourd'hui récupéré par des sociétés spécialisées. Des entreprises dont les intentions ne sont pas toujours légitimes.

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Le réenregistrement des noms de domaine .com et .net peut être une source de revenus abusive. C'est en tout cas la conclusion de l'étude réalisée par la CADNA (Coalition Against Domain Name Abuse). L'investissement dans les noms de domaine arrivés à expiration est aujourd'hui une opération lucrative pour certaines sociétés spécialisées qui profitent de cette situation. Appelée "drop catching", cette technique de récupération des URL permet de se servir du trafic drainé par certains mots clefs achetés dans des moteurs de recherche pour profiter des visites des internautes.
.Com, .Net et .Org réenregistrés à des fins lucratives
 Il ressort de l'étude que 17000 sites arrivés à expiration le 18 Septembre 2007 ont été immédiatement réenregistrés après avoir été libérés. 39.8% des .Com et 32.2% des .Net ont été réenregistrés à travers la pratique dite du "kiting" ou monopolisation des noms de domaine. Quand 87% des sites .com sont réutilisés pour des actions publicitaires avec paiement au clic, un faible pourcentage des .Org sont réenregistrés en raison du manque de trafic et des fins plus légitimes de leur utilisation.
La protection d'un nom de domaine, une affaire sérieuse
 La lumière faite sur ces pratiques abusives permettra aux propriétaires de noms de domaine de mieux s'informer sur le mode opératoire de ces cybersquatters qui passent à l'action. Ce, afin d'éviter dorénavant d'être pris pour cible dans le futur. Et d'éventuellement déposer les variantes les plus évidentes de la marque. Certaines grandes sociétés comme Enon, Domain Doorman, Capitol domains et Belgium Domains, ressortent comme les principaux acteurs de cette tendance.
 

Thomas de Fouchier, L'Atelier Asie
L'Atelier BNP Paribas

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