Les usages du grand public sur le web.

Par 18 octobre 2001
Mots-clés : Smart city, Europe

France Télécom, via son centre de recherche, NetValue et HEC viennent de réaliser, auprès de 1 000 internautes extraits du panel NetValue suivis pendant un an, une étude nationale sur les usages d’...

France Télécom, via son centre de recherche, NetValue et HEC viennent de
réaliser, auprès de 1 000 internautes extraits du panel NetValue suivis
pendant un an, une étude nationale sur les usages d’Internet par le grand
public.
Cette étude à permis d’obtenir un certain nombre de résultats.
Les critères socio-démographiques et l’expérience des internautes ne sont
pas déterminants pour expliquer la propension à cliquer. On constate ainsi
que les habitants de la région parisienne sont à la fois les plus gros
consommateurs de pages sur Internet et ceux ayant le taux de clic le plus
faible.
Le nombre de clics des internautes néophytes est légèrement inférieur à
celui des plus confirmés. Le nombre de clics resterait sensiblement
constant quelle que soit l’ancienneté des internautes, ceux-ci voyant plus
de pages avec le temps.
Les panélistes ont utilisé 29 moteurs de recherche différents en 2000, et
lancé 104 211 requêtes sur 7,5 millions de pages lues. 227 270 pages de
réponse ont été consultées, chaque requête nécessitant 2 clics en moyenne.
15 % des panélistes n’ont jamais utilisé de moteur de recherche. 20 %
seulement des sessions de navigation sur le web comprennent une requête
dans un moteur de recherche et dans 68 % des cas, un seul moteur est
utilisé pendant la session Deux grandes catégories d’utilisateurs des
moteurs se distinguent :
ceux dont les requêtes tournent autour de la « culture technique » : ce
sont fréquemment des hommes, des moins de 24 ans et des très gros
utilisateurs du web.
et ceux recherchant des informations pour la vie « ordinaire » : ce sont
principalement des femmes, des personnes d’âge moyen, appartenant à des
catégories professionnelles intermédiaires.
Le nombre de pages vues par les internautes sur les principaux portails
est stable en 2000. Toutefois, l’usage des moteurs diminue avec
l’ancienneté, alors que l’usage des services de communication augmente.
On distingue deux manières d’utiliser le courrier électronique : via un
logiciel de messagerie (mail standard), parfois intégré dans le
navigateur, ou via une page web (Webmail).
12 % des internautes du panel n’utilisent pas de courrier électronique. 6
% des utilisateurs de la messagerie utilisent exclusivement le Webmail, 63
% utilisent exclusivement le mail standard et 31 % combinent les deux.
La moitié des internautes sont allés au moins une fois en 2000 sur un site
marchand lié au tourisme ou aux biens culturels.
Les pages personnelles ont globalement des tonalités différentes selon
leur serveur d’hébergement.
Ces travaux permettront aussi prochainement de segmenter les internautes
en fonction d’une classification fine de leur pratique.
Par ailleurs, France Télécom R&D, NetValue, le laboratoire LIMSI (CNRS) et
l’université de Paris III travaillent dans le cadre d’un projet labellisé
par le RNRT à l’élaboration et au développement d’un outil de traitement
de ce type de données. Celui-ci permettra de mener automatiquement, à
grande échelle, les mêmes types d’analyses et de les étendre à d’autres
domaines : études de fréquentation de sites dédiés, de jeux en ligne …
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 19/10/2001)

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