Quelles usines de paiement, demain?

Par 02 juillet 2007
Mots-clés : Digital Working

La centralisation des paiements demande de disposer de techniques souples et évolutives. Ce qui n'exonère pas les entreprises de garder une forte discipline organisationnelle...

La centralisation des paiements demande de disposer de techniques souples et évolutives. Ce qui n'exonère pas les entreprises de garder une forte discipline organisationnelle.
 
La réforme SEPA, si elle est mal maîtrisée, risque dès lors d'engendrer une transformation contrainte par la régulation dans des plannings irréalistes. Si cette précipitation profite probablement aux institutions en place - notamment aux américaines - en raison de leur taille et de leur présence, elle devrait entraîner une période de surinvestissement pour tous les acteurs (infrastructures, banques et corporates). Et Gilles Leflambe, consultant indépendant chez Expert Services Financiers, d'ajouter que "le marché, dans le futur, pourrait être mené par de nombreuses incertitudes sur les investissements et la baisse des commissions, mais aussi sur la valeur des infrastructures et du packaging". Pour l'usine, il est primordial de gérer cette incertitude sur tous les fronts, de proposer une flexibilité et une connectivité maximales, de s'intéresser à la problématique "local/régional/global" et à celle "retail/wholesale", et, surtout, de réduire ses coûts.
 
 
Flexibilisation et orchestration de processus à l'ordre du jour
 
Or la plate-forme telle qu'elle se présente pour le moment ne peut faire face à de tels défis. En effet, la technologie n'est pas prête à traiter les gros volumes comme autant de transactions individuelles, comme des paiements de trésorerie ou en devises. De plus, les fonctions mises en œuvre par un gros paiement de trésorerie ou un paiement de correspondant banking sont similaires. Autre constatation: l'enveloppe d'un fichier d'ordres de paiement est fonctionnellement comparable à un ordre individuel, ce qui rend le traitement des éléments du batch complémentaires. Le coût de l'infrastructure ne dépendant pas du nombre d'exécutions d'un traitement mais de la façon dont elles sont implémentées, la réduction des coûts passe par la flexibilisation et l'orchestration des processus.
 
Une forte discipline exigée
 
Ce déploiement passe par la mise en place d'une usine holistique, capable de supporter un modèle global de tous les paiements ainsi qu'un modèle de service client incluant tous les paiements, le reporting, et plusieurs niveaux de service, et distinguant le service des circuits possibles. Des technologies existaient déjà pour gérer les paiements, mais elles ne délivrent pas de modularité, de performance et de sécurité par nature. Au contraire, elles exigent une discipline dont l'absence a les mêmes conséquences que dans les anciennes technologies (rigidité, coûts, complexité...). Il est donc important de développer et maintenir une vision métier exploitant les opportunités du marché, mais aussi de s'intéresser à une vision architecturale exploitant le potentiel de la technologie au service de cette stratégie.

(Atelier groupe BNP Paribas – 02/07/2007)

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