Tout en utilisant Internet, Dégriftour ne veut pas se séparer du

Par 28 septembre 1998
Mots-clés : Smart city

Minitel. Présent sur Internet dès février 1996, Dégriftour réalisait déjà fin 1997, 10 % de son chiffre d’affaires sur Internet. Fin 1998, une vente sur quatre sera ainsi finalisée. Mais il n’e...

Minitel.
Présent sur Internet dès février 1996, Dégriftour réalisait déjà fin 1997,
10 % de son chiffre d’affaires sur Internet. Fin 1998, une vente sur
quatre sera ainsi finalisée.
Mais il n’est pour autant question d’abandonner le Minitel “alors que de
nombreux sites télématiques sont en chute libre, la baisse de notre
chiffre d’affaires par Minitel n’est que de 3 à 4 %”. La croissance des
ventes sur Minitel étant égale à celle d’Internet, le directeur général
indique “nous devons observer une totale neutralité vis-à-vis des moyens
utilisés par notre clientèle et le développement d’Internet doit aller au
rythme que souhaite celle-ci”.
Via sa filiale Activnet, le groupe dispose d’un outil central de gestion
de l’offre et de traitement des réservations. Dupliqué pour gérer
séparément le Minitel et ses sites web, cet outil a permis de réduire de
moitié les délais d’information du client sur le suivi de sa commande.
Très complet et convivial, le catalogue électronique permet de proposer
des produits émanant de petites fournisseurs. Bien que Dégriftour valide
chaque information modifiée, la remise à jour se fait en temps réel
“demain nous pourrons ajouter des images vidéo”. 72 % des consultations
via Internet se font au sein de la famille, contre 57 % pour celles
réalisées par Minitel.
Grâce à la redevance téléphonique, Dégriftour fait payer les frais de
dossier de ses clients par ceux qui appellent ses différents sites en 3615
(5 millions de connexions par an). En revanche, le client passant par
Internet doit payer 100 F pour frais de dossier “très peu s’en étonnent”
note Pierre Alzon, le directeur général.
Envisageant un accord de partenariat avec l’un des grands opérateurs
mondiaux, comme Microsoft (des discussions sont ouvertes depuis deux ans),
Pierre Alzon indique “aujourd’hui nous touchons les expatriés, les
technophiles qui refusaient le Minitel et une clientèle internationale
pour laquelle tous nos sites seront bilingues anglais-français dès le
début de 1999”.
(Le Figaro Economie - 28/09/1998)

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