Qui va profiter de la croissance du e-learning ?

Par 06 mars 2009
Mots-clés : Smart city

L'apprentissage via le multimédia est une activité destinée à connaître une forte croissance. Le secteur de la formation et des entreprises d'autres domaines pourront en tirer parti. Aperçu.

Pour accompagner l'émergence du e-learning, le secteur de la formation est sur la ligne de départ. Mais seules les entreprises de taille significative et disposant de réelles capacités d’investissement pourront tirer leur épingle du jeu. Le monde de l’édition spécialisée dans l’éducatif et le pédagogique peut aussi prétendre jouer un rôle. Cela fait déjà de nombreuses années que des éditeurs traditionnels de ce secteur ont élargi leur offre au multimédia. Les éditeurs de logiciels sont également concernés à condition d’avoir, outre la taille critique, une spécialisation dans le champ de la formation. Deux autres types d’acteurs peuvent aussi participer au festin. Les premiers sont les éditeurs de jeux vidéo. Leur maîtrise des modes virtuels, des simulations, des scénarios ludiques, etc. est un atout pouvant permettre de prendre pied dans le marché du e-learning.
Le rôle des services intellectuels
Les métiers du conseil et plus généralement des services intellectuels devraient également trouver un intérêt majeur à l’implication dans l'e-learning au sens large du terme. Les simulations et l’utilisation des serious games sont des outils qui peuvent s’inscrire dans la mise en œuvre des solutions qui sont définies par les sociétés de services intellectuels : nouvelles procédures, changement organisationnel, acquisition de méthodologies nouvelles, etc. Cela permet d’accroître la qualité et l’efficacité de l’implémentation des solutions. Et débouchera certainement sur un développement du marché de la mise en œuvre, ce qui renforcera l’impact opérationnel des contributions des services intellectuels. Or cette dimension opérationnelle est au cœur des attentes des clients.
Une évolution à trois niveaux
Un enchaînement de trois phénomènes majeurs devrait donc découler de l'évolution de la formation : modification de l'accès à la connaissance, évolution de la nature de la connaissance et utilisation de la connaissance dans la stratégie des entreprises et organisations. Cet enchaînement suppose une logique capitalistique, c'est-à-dire le poids déterminant du capital, la structuration de process complexes et le rôle central des machines. Ce triple phénomène se développe à travers toute une série de solutions et d’outils concrets. Chaque solution, chaque outil n’ont qu’un rôle incrémental et souvent limité. Mais l’accumulation donne une autre lecture : l’économie de la connaissance n’est plus une promesse ; c’est désormais un enjeu concret.

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