Véhicule autonome : de la confiance à la sécurité

Par 17 mars 2016
Self-driving

Deux nouvelles études viennent de paraître pour mieux comprendre la part de facteurs humains dans la conduite de véhicules autonomes.

Bien que capables de se conduire elles-mêmes, les voitures autonomes sont quand même en partie impactées dans leur conduite par les passagers à bord. Pour savoir quelle part de responsabilité attribuer à qui et comment améliorer le niveau de sécurité, deux études viennent d’être publiées dans le Human Factors: The Journal of the Human Factors and Ergonomics Society.

La première étude se porte sur le niveau de confiance du conducteur dans son véhicule. Les chercheurs ont en effet tenté à mesurer celui-ci en calculant le nombre de fois où l’utilisateur interrompt une activité qui requiert son attention visuelle dans l'habitacle pour vérifier la route et les manoeuvres de son véhicule. Plus précisément, les tests ont été effectués sur une route à 3 voies sur lesquels des “obstacles” avaient été déposés nécessitant en plus de l’utilisateur de prendre de temps en temps en main le véhicule autonome. Grâce à des capteurs oculaires montés sur des lunettes intelligentes, il a été démontré que si les passagers regardent plus autour d’eux au début du trajet, le temps de comprendre le système de prise en main, au fur et à mesure qu’ils sont dans le véhicule, cette forme de vigilance se fait plus rare laissant supposer que leur niveau de confiance augmente.

Et cette confiance est un élément important pour comprendre comment l’utilisateur sera amené à interagir avec le véhicule autonome une fois celui-ci démocratisé. La seconde étude semble d’ailleurs aller dans ce sens et compléter la première puisqu’elle s'attelle pour sa part à la meilleure façon “d’interpeller” le passager à bord du véhicule. Celle-ci révèle qu’il est finalement plus efficace de transmettre un message verbal qu’une alarme ou un voyant lumineux pour le tenir informé de la situation du véhicule et de la circulation. A l’issue du test, les participants qui avaient été avertis par une voix avaient plus souvent retenu l’information mais ils ont aussi plus souvent notifié de l’inconfort et de l’agacement lié à l’alerte qui est vue comme plus intrusive. Element problématique puisque certains passagers pourraient être tenté de les désactiver pour ne pas être dérangés.

Des tests supplémentaires ont été prévus prochainement par les deux équipes de recherche pour optimiser la sécurité lors de la conduite de tels véhicules autonomes.

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