"La vente, la technologie et le marketing sont imbriqués"

Par 16 novembre 2011
sale mobility technology

La mobilité modifie les usages des consommateurs comme des entreprises. Notamment en décloisonnant les métiers. Aux individus de s'adapter et de rattraper une avance des technologies sur les coutumes.

Entretien avec Vincent Rouaix, président et fondateur de GFI Informatique, à l'occasion du HCL Global Meet, qui se déroulait du 12 au 15 novembre à Orlando.

L'Atelier : Vous avez évoqué lors de votre intervention au forum d'une révolution de la mobilité. Qu'entendez-vous par là ?

Vincent Rouaix : Je parle de la mobilité au sens large, c'est-à-dire des outils mobiles, mais aussi du cloud, des SaaS... A mon sens, nous vivons actuellement une véritable révolution du fait de la convergence de trois technologies. A la fois des réseaux puissants, des serveurs fonctionnels, et moins coûteux qu'auparavant, et des applicatifs aux fonctions accrues, qui peuvent prendre en charge le transactionnel. La combinaison de ces trois facteurs mène à une révolution des usages, qui sont potentiellement infinis. Du point de vue de l'entreprise, la vente, la technologie et le marketing sont en effet complètement imbriqués : les mêmes outils servent désormais à effectuer à la fois de la vente, du CRM, mais également du "push". Notons néanmoins qu'il y a encore un décalage entre les possibilités et la réalité. La technologie a en fait pris de l'avance sur les usages.

Quels changements cela induit-il pour l'entreprise en son sein ?

Les changements induits sont profonds, notamment au niveau de l'organisation hiérarchique. Celle-ci était auparavant basée sur la connaissance et sa distribution selon les postes et les secteurs. Mais les outils mobiles ont rendu l'information accessible à tous, détruisant ce modèle hiérarchique. Par conséquent, le rôle du dirigeant et le schéma de l'entreprise doivent évoluer. D'un fonctionnement en silo, cette dernière doit passer à un fonctionnement en réseaux, où les employés sont interconnectés. Quant au dirigeant, son rôle n'est plus de surveiller, mais de piloter, de catalyser le processus. De chef, il doit passer à guide.

L'environnement économique a-t-il terminé cette transition vers le mobile ?

Pas forcément. Par exemple, certains business model, comme celui du freemium (applications, services gratuits...) ne sont pas encore fonctionnels. De même, les dangers sécuritaires induits par cette mobilité n'ont pas encore été totalement résolus. Et c'est là qu'entrent en jeu souplesse structurelle, intégration industrielle des données disponibles, et innovation. C'est la seule solution de passer outre lesdits problèmes. Pour conclure, je centrerai mon propos sur l'innovation, qui à mon sens est le moyen pour les usages de rattraper les technologies, c'est-à-dire de trouver le meilleur usage possible de ces dernières.

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