Les ventes aux enchères se multiplient sur Internet.

Par 02 mars 1999
Mots-clés : Smart city, Europe

Désormais, tous les biens et services de consommation courante peuvent être achetés aux enchères sur Internet. Il existe environ 600 sites de vente aux enchères en ligne. Enchères, mais également ...

Désormais, tous les biens et services de consommation courante peuvent
être achetés aux enchères sur Internet. Il existe environ 600 sites de
vente aux enchères en ligne. Enchères, mais également contre-enchères.
Ainsi, sur Priceline, le consommateur fixe son prix. La proposition
circule alors sur le réseau. Le premier vendeur a même de répondre à la
demande remporte la mise.
Selon Forrester Research, le chiffre d'affaires des ventes aux enchères en
ligne devrait atteindre 52,6 milliards de dollars (48 milliards d'euros)
en 2002. Plus optimiste, un spécialiste des ventes au détail sur Internet,
Vernon Keenan table, quant à lui, sur 129 milliards de dollars (118
milliards d'euros).
Les vendeurs peuvent, soit utiliser les services de sites spécialisés,
soit mettre en place eux-mêmes leurs enchères. De très nombreux logiciels
de ventes aux enchères existent déjà sur le marché. De plus, les logiciels
de commerce électronique, comme ceux de Microsoft, incluent désormais un
module "vente aux enchères".
Certaines salles de ventes électroniques comme Onsale ou QXL en Europe
prennent le risque d'acheter les produits pour les mettre ensuite
eux-mêmes aux enchères. Vice-président Europe de QXL, Stanislas Laurent
explique "nous mettons aux enchères des produits de marque achetés
directement aux fabricants ou à leurs revendeurs". Cela permet ainsi aux
entreprises d'écouler leurs stocks excédentaires.
Pour les acheteurs, ce mode d'achat leur permet de réaliser de bonnes
affaires. Quant aux vendeurs, ils écoulent des stocks dans de meilleurs
conditions qu'avec les canaux traditionnels.
Peut on penser que la généralisation des enchères permettra-t-elle une
baisse généralisée des prix de vente au détail ? Florence Naegelen,
professeur d'économie à l'Université de Besançon estime "si les biens sont
parfaitement substituables, cela va créer une interdépendance entre les
prix issus des deux procédures qui auront tendance à s'uniformiser. maIs
les possibilités d'arbitrage dépendent du rythme des enchères et du volume
de biens proposés".
(Le Monde Economie - 02/03/1999)

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