Les ventes mondiales de disques reculent, mais le téléchargement payant n’est pas rentable

Par 08 avril 2004
Mots-clés : Future of Retail, Europe

Il est décidément de plus en plus difficile de faire du commerce avec de la musique. Côté vente de disques, cassettes et CD, la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) note...

Il est décidément de plus en plus difficile de faire du commerce avec de la musique. Côté vente de disques, cassettes et CD, la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) note une baisse annuelle de 7,6 % par rapport à 2002, dont un déclin de 14,7 % pour les ventes de CD sur le marché français.

C’est la quatrième année consécutive que le marché baisse avec un chiffre d’affaires global de 32 milliards de dollars. Le grand coupable selon l’IFPI ? Pas tant le téléchargement gratuit sur Internet que le piratage des disques… A ce sujet, nous verrons dans le « spécial Europe » diffusé demain sur le site et la Lettre de l’atelier comment la Russie tente de lutter contre le piratage de DVD.

Mais si les temps sont durs pour les diffuseurs de disques (Sony a dû annoncé des licenciements la semaine passée), les modèles économique reposant sur le téléchargement payant ne sont pas intrinsèquement rentables : sur une chanson achetée 99 cents chez iTunes Music Store (iTMS) Apple ne perçoit que 10 cents, le reste revenant aux maisons de disques et aux banques qui gèrent ses micro-transactions. 10 cents qui couvrent mal les frais techniques de mise en ligne, d’hébergement et de distribution, de même que les investissements marketing.

Apple se rattrape toutefois grâce à la vente de ses baladeurs numériques (iPod) qui représentent désormais près de 13 % de son chiffre d’affaires global et sont les seuls à pouvoir écouter les chansons téléchargées sur iTMS. Un modèle que Sony entend prochainement répliquer…

(Atelier groupe BNP Paribas - 08/04/2004)

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