Verizon rachète MCI pour 5,3 milliards de dollars

Par 14 février 2005

C'est officiel : Verizon, le plus important opérateur des Etats-Unis, vient de passer un accord pour la reprise de MCI, ancien...

C'est officiel : Verizon, le plus important opérateur des Etats-Unis, vient de passer un accord pour la reprise de MCI, ancien WorldCom, pour 5,3 milliards de dollars (4,8 milliards en action, 488 millions de dollars en numéraire plus 1,5 milliard de dollars escomptés en dividende).
Avec 14 millions de clients particuliers et environ un million de clients entreprises , MCI est le deuxième opérateur de télécommunications longue distance. L'entreprise avait annoncé en avril 2004 sa sortie d'une procédure américaine baptisée "chapter 11", protégeant les entreprises en faillite. MCI y avait été plongé après qu'eussent été découvertes en 2002 des malversations comptables aujourd'hui estimées à environ 11 milliards de dollars (lire à ce sujet notre article du 21.04.2004).
Verizon a donc coupé l'herbe sous le pied de son principal concurrent à la reprise de MCI : Qwest Communications, qui avait pourtant offert 7,3 milliards de dollars . Les actionnaires de MCI ont motivé leur refus de cette proposition en précisant qu'ils doutaient de la solidité financière de Qwest, qui affiche aujourd'hui 17 milliards de dollars de dettes au compteur.
Cette nouvelle acquisition s'inscrit dans un contexte de fusions successives . En octobre, Cingular Wireless annonçait la reprise d'AT&T Wireless pour un montant de 40,7 milliards de dollars. Le nouvel ensemble est depuis lors le premier opérateur mobile américain, avec un portefeuille de 46 millions d'abonnés contre 42 millions pour le second, Verizon.
Au mois de décembre, Sprint avait mis la main sur Nextel, pour 35 milliards de dollars et s'offrait ainsi une base cumulée de 39 millions d'abonnés. Enfin, très récemment, l'opérateur SBC annonçait la reprise de l'opérateur historique AT&T pour plus de 16 milliards de dollars (lire à ce sujet notre article du 31.01.2005 ).
Un contexte que nombre d'analystes aux Etats-Unis voient comme le résultat de la politique menée par le président George Bush, dont l'administration a limité les restrictions à la fusion des entreprises américaines.
(Atelier groupe BNP Paribas - 14/02/2005)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas