Vers des capteurs plus autonomes et résistants ?

Par 09 mars 2009
Mots-clés : Smart city

Sun travaille à l'amélioration de ses appareils SPOT, qui hébergent des capteurs. Ce, afin de les rendre capables d'effectuer seuls des relevés.

Les appareils embarqués SPOT -Small Programmable Object Technology- sont utilisés, connectés à des capteurs, pour évaluer leur environnement et transmettre les informations relevées. Seul problème : ces outils Sun nécessitent pour le moment un suivi humain régulier. C'est pourquoi Vipul Gupta, un ingénieur de l'entreprise Sun, a mis durant 26 jours un SPOT alimenté par un panneau solaire, dans diverses conditions. Le but : identifier les problèmes pour optimiser les appareils en vue d'une amélioration de l'informatique en réseau. A terme, les SPOT seront capables de collecter des données en autonomie, sur de longues durées. Le champ d'action des SPOT est large, et s'étend de l'agriculture intelligente à la surveillance militaire, en passant par le suivi de santé.
Identifier les dysfonctionnements
Beaucoup de ses applications nécessitent un fonctionnement de longue durée (plusieurs mois). Pour l'expérience, l'appareil était chargé de relever toutes les dix minutes des données sur son environnement, comme la lumière, la température ou encore le niveau de charge de sa batterie. Puis de les transmettre toutes les trente minutes. L'analyse du relevé a permis de déterminer dans quelles conditions l'appareil devient défectueux et ne transmet pas les informations : absence de réveil suite à une mise en veille, nature fragile du protocole entre le SPOT et le collecteur de données, dysfonctionnement du chronomètre qui règle les prélèvements, extinction de la batterie...
Vers un perfectionnement
Selon l'étude, en combinant un système de cycles de collecte de données à la recharge par des énergies renouvelables semble possible, sur le long terme. Un SPOT laissé à l'extérieur avec un panneau solaire de taille médium peut se recharger, tout en effectuant ses relevés. Mais leur perfectionnement et leur adaptation est nécessaire, notamment pour fonctionner en réseau multi-hop : c'est-à-dire en transmettant les informations de capteur en capteur jusqu'à une station de base. L'étude a été menée en collaboration avec plusieurs utilisateurs potentiels (géographes, administrateurs de centres de calcul et chercheurs en télécoms).  

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