Vers des composants électroniques flexibles

Par 14 mai 2008
Mots-clés : Smart city

Embarquer des composants électroniques sur un support mou et flexible : tel est l'avenir probable des objets communicants.

Le plastique est l'avenir de l'électronique. Les recherches menées par le VTT Technical Research Centre of Finland prévoient en tout cas de nouvelles perspectives en la matière grâce à l'impression de circuits électroniques sur des supports en plastique. Cette méthode rendrait les appareils plus légers, plus économiques et plus écologiques, selon l'équipe en charge du projet. Ce dernier combine des activités de recherche dans les domaines de l'optique, des mécaniques et de l'impression électronique. Le concept est le suivant : imprimer les circuits et composants électroniques sur des films plastiques souples, plutôt que sur des supports rigides comme c'est le plus souvent le cas, et les fondre au moule du produit en construction. Les chercheurs assurent que ce procédé réduit le nombre d'éléments composant un système électronique, et permet donc de revoir à la baisse les coûts d'assemblage.
Design et souplesse
Un procédé de fabrication qui permet la réalisation d'objets plus maniables, et à l'utilisation plus flexible. "L'électronique imprimée sur plastique donne plus de liberté au design", déclare Janne Aiko, membre du projet. Le produit final peut en effet être partiellement ou totalement flexible, et l'intégration directe des composants permet de diminuer la taille des appareils qui les embarquent. Les applications sont nombreuses, et les chercheurs mettent surtout en avant les possibilités offertes aux secteurs de la téléphonie mobile, de la domotique et de l'automobile. En utilisant des capteurs et des sources de lumière, il sera aussi possible d'envisager de nouveaux produits pour la maison ou les luminaires : réalisation d'issues de secours mobiles et flexibles à placer dans un bâtiment, par exemple.
Une cuillère électronique
L'électronique pourra par ailleurs être introduite dans des objets qui n'embarquent habituellement pas ce type de composants. L'un des exemples mis en avant par l'équipe est celui d'une petite cuillère qui, via un système intégré, pourra automatiquement mesurer la température et le poids de son contenu. A noter : les applications les plus simples devraient voir le jour incessamment sous peu, pour les appareils les plus complexes. Les chercheurs prévoient des premières commercialisations de ce type de produits d'ici cinq à dix ans. Ce projet n'est pas sans rappeler les travaux du Fraunhofer, visant à intégrer les composants électroniques directement dans le métal qui compose les objets.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas