Vers une certification de la qualité des échanges micro-financiers !

Par 25 septembre 2008 1 commentaire
Mots-clés : Future of Retail

Kiva.org bénéficiera de l'expertise d'Ernst & Young pour rendre plus fiables et performants ses processus de contrôle. Le but : garantir aux internautes prêteurs la transparence de ses activités.

Pour attester de la transparence de ses transactions, l'organisation non gouvernementale Kiva.org annonce qu'elle a reçu le soutien d'Ernst & Young. Le cabinet d'audit va débloquer sur les trois prochaines années la somme d'un million de dollars pour aider ce spécialiste de l'intermédiation "micro-financière" à améliorer ses processus de contrôle. L'attention sera particulièrement portée sur les solutions de vérification de l'identité de l'emprunteur, sur les clauses qui entourent les prêts et le montant de ceux-ci. "Ce partenariat montre que Kiva est en train de prendre une dimension beaucoup plus lourde, ce qui est très bon signe. Pour le site et pour l'ensemble des sites de micro prêts en mode pair à pair", commente Arnaud Poissonnier, président du site de microcrédit français Babyloan, pour L'Atelier. Le responsable de Babyloan estime que Kiva, en agissant ainsi, prouve qu'il réalise un vrai suivi, qui passe par la collecte d'information, l'enquête sur le terrain, les contrôles d'audit...
Assurer de sa fiabilité
"Ce type de démarche est une stratégie marketing primordiale, pour éviter que les prêteurs ne pensent que le site est une arnaque", ajoute-t-il. Un risque auquel ce type d'institutions est vulnérable. Difficile en effet pour le prêteur de vérifier que l'argent qu'il confie à un site Internet va véritablement au petit entrepreneur qui réside dans un pays en voie de développement et qu'il ne pourra jamais rencontrer. "Les sites de microcrédit ont un vrai besoin de crédibilité. Ils doivent assurer aux internautes que les flux vont bien aux institutions de micro-finance (IMF) et surtout au destinataire final, et non pas pour financer soit, soyons un peu caricatural, la drogue, ou, le vrai risque, d'autres besoins de l'IMF comme l'achat d'ordinateurs ou le salaire des employés".
Ne pas confondre prêt et aide anonyme
En effet, les institutions de micro-finance ne sont pas des banques, et disposent souvent de systèmes d'information assez primaires. Ce qui fait qu'un certain nombre d'entre elles ont du mal à affecter l'argent et à distribuer une somme donnée à la personne à qui elle est destinée. Or si elles n'y arrivent pas, l'argent de l'internaute devient une aide anonyme, ce qui n'est plus du tout le but premier du microcrédit. En sens retour, les sites de microcrédit doivent également montrer que l'IMF est capable de rembourser à terme le prêteur. A noter : pour assurer les prêteurs français de sa transparence, Babyloan, encore jeune pousse, a misé sur des accords avec des IMF réputés, comme Entrepreneurs du monde. La société a aussi misé sur un cadre juridique très serré, afin de limiter tout débordement.

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Soumis par Mathieu Ramage (non vérifié) - le 25 septembre 2008 à 17h59

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