Vers une couverture des réseaux mobiles plus souple et performante

Par 12 novembre 2008
Mots-clés : Digital Working, Europe

Le projet Rocket travaille sur deux technologies de réseaux. La première permettra d'utiliser les fréquences vacantes pour accélérer les débits de transmission. L'autre miniaturise les relais pour une meilleure couverture.

Développer de nouvelles technologies de communications de données sur les mobiles pour succéder à la 3G. Voilà sur quoi planchent plusieurs projets de recherche dont - dernière initiative en date - celle du projet Rocket. Menée par l'école polytechnique de Catalogne, elle se penche sur deux des technologies : l'utilisation de bandes de fréquence selon les opportunités (radio cognitive) et la mise en place de micro relais. Le but est de profiter de systèmes de communication sans-fil pouvant aller jusqu'à 1 Giga bit par seconde. Une vitesse qui rendra le téléchargement de contenus web, les jeux vidéo online, la télévision ou les appels beaucoup plus performants et rapides d'utilisation. "Le premier système vise à utiliser des fréquences qui appartiennent à d'autres services que les télécoms. Ces derniers pourront se servir de ces réseaux quand ils seront disponibles", nous indique t-on chez Orange.
Passer d'une fréquence à l'autre
Plusieurs fréquences de spectres radio sont en effet laissées vacantes dans certains lieux ou moments de la journée. Les responsables du projet travaillent du coup à la mise en place d'un système qui rendra les terminaux mobiles et les bases capables de détecter si ces fréquences sont disponibles puis de basculer automatiquement dessus afin d'accroître la vitesse de transmission. Le deuxième concept est dans le même esprit que les réseaux maillés. Il permettra de remplacer les relais traditionnels et de grande taille par des solutions peu chère et capables de s'intégrer à des appareils comme des feux de signalisation ou même des téléphones. L'intérêt étant de réduire les accès non couverts sans avoir à débourser d'importantes sommes d'argent. "Nous avons aujourd'hui une architecture simple, avec des transmissions relais/mobile. De tels systèmes permettent d'envisager des relais de bien plus petites tailles et donc une architecture mobile/mobile/relais/réseau", poursuit notre source.
Viser l'exploitation et la normalisation
"Ces deux solutions répondent à deux besoins différents : celui de mieux utiliser les fréquences et celui d'assurer une couverture plus intelligente". Rien ne devrait cependant être concrétisé avant 2015. Selon notre source, un tel projet, comme ses équivalents, est prometteur. Mais "il serait prématuré d'affirmer que l'une de ces deux technologies sera retenue. Il existe d'autres technologies comme la coopération de réseau qui s'annoncent. Là encore, nous n'en sommes qu'au stade embryonnaire". Il faut donc attendre de voir quel projet sera capable de passer d'un concept simple à quelque chose d'exploitable. Les terminaux qui profiteront le plus des deux systèmes sur lesquels le projet Rocket travaille seront les smartphones, les notebooks ou encore les PDA. L'initiative bénéficie d'une enveloppe de 3 millions d'euros. En France, elle compte comme partenaire le Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Des sociétés privées comme Motorola Labs font aussi partie du consortium.

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