Vers une disparition des chiffres dans les identifiants

Par 29 janvier 2009 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe

Le concept de proquints consiste à remplacer par des suites de lettres prononçables tous les numéros, adresses de sites, et mots de passe que nous manions par dizaine tous les jours.

PRO-nonçables QUINTuplets. Soit des mots composés d'une suite de 5 voyelles et consonnes. Un chercheur en informatique américain propose de transformer tous les chiffres qui nous entourent par ce système de lettres que tout humain devrait être capable de lire, épeler et prononcer. Le champ d'application est très large. Des proquints pourraient être à même de remplacer des adresses IP. Celles-ci, qui identifient l'adresse d'un serveur web sous une forme numérique. Dans le cas du protocole IPv4, elles sont du type "145.0.2.1".
IPv6, sécurité sociale...
Elles seront bientôt deux fois plus longues quand l'Internet passera à IPv6. Elles identifient également toute machine connectée au réseau. Autre usage possible de cette transformation proposée pare Daniel Shawcross Wilkerson : les numéros de sécurité sociale. En France, ils comportent 15 chiffres. L'auteur cite également les adresses mémoires à dix caractères, qui doubleront bientôt de taille, pour le passage à 64 bits. Bref, une adresse IP du type 127.0.0.1 aurait un équivalent proquint lusab-babad.
20 Consonnes et voyelles
Le système est intéressant pour les mots de passes, les systèmes avec clefs publiques (PKI). Pour arriver à ce résultat, il a fallu d'abord se débarrasser de toutes les consonnes et voyelles qui se prononcent de la même façon ou qui épelées font penser à deux de leurs équivalents. Les rescapées : ‘b, d, f, g, h j, k, l, m, n, p, r, s, t, v, z’ chez les consonnes, et ‘a, i, o, u’ chez les voyelles. Le chercheur propose un convertisseur proquint en open source, qui fonctionne aussi bien avec les suites numériques seules que celles séparées par des points.

Haut de page

1 Commentaire

Un peu n'importe quoi pour les adresses IPv6. Il ne s'agit pas de les utiliser pour le grand public, mais d'utiliser d'autres identifiants comme le DNS. Pour les spécialistes, elles ne sont pas plus dures à manipuler que les adresses actuelles si les identifiants des serveurs sont choisis correctement.Il existe déjà un standard pour représenter en base 36 à partir de lettres et de chiffres une adresse IPv6. Mais il s'agit d'un document publié un premier avril (rfc 1924).On peut se poser la même question pour les adresses mémoires. Le chercheur cherche surtout à démontrer que son système marché avec tout, que ce soit dans le domaine grand public ou le domaine des développeurs.
Cordialement,
La rédaction

Soumis par ltoutain (non vérifié) - le 30 janvier 2009 à 14h30

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas