Vers une généralisation des réseaux personnels

Par 18 novembre 2008
Mots-clés : Smart city

Magnet Beyond développe une infrastructure capable de gérer depuis une même interface l'ensemble des équipements informatiques d'un individu ou d'un groupe.

Le projet européen Magnet Beyond veut rendre les réseaux personnels (PN) accessibles à tous, même aux utilisateurs n'ayant aucune connaissance en matière de technologies. Il travaille sur un système capable de réunir et gérer sur une même interface l'ensemble des informations qui transitent sur les différents équipements informatiques d'un groupe (personne, entreprise, lieu) : téléphones et ordinateurs portables, netbook, capteurs, technologies embarquées dans le véhicule et à son domicile... Chaque individu jonglera en effet avec une multitude de réseaux personnels d'ici 2017. Autant dire qu'il sera impossible de gérer l'ensemble des données, des fonctions et des services proposés sur ces multiples outils. Selon ses initiateurs, le projet permettra de se créer un réseau personnel quelles que soient les technologies utilisées pour ses différents appareils.
Interopérabilité avec tous les protocoles
Mais aussi de relier plusieurs réseaux entre eux, et d'y accéder depuis une seule interface. Les utilisateurs profiteront ainsi de fédérations de PN, c'est-à-dire la liaison temporaire de réseaux appartenant à ses amis, collègues ou clients. Si le propriétaire d'un réseau est en déplacement, le système donnera la possibilité de se relier à ceux des personnes rencontrées sur le terrain. En termes de connectivité, le système autorise des connexions sur des réseaux de plusieurs fréquences radio, du Bluetooth à la 3G. Il est aussi capable d'assurer la connexion à des protocoles émergents comme la B3G (Beyond 3G). Pour accéder à ces données, les responsables ont aussi mis au point deux interfaces d'accès, l'une prévue pour des communications bas débit, l'autre dédiée à des liaisons en haut débit.
Systèmes d'encryptage et anonymisation des données
La première autorisera des transmissions sur une portée de moins de 10 mètres, en dessous de 100 kbps.Elle est basée sur une transmission en ultra large-bande (UWB), est peu coûteuse et simple à intégrer dans les appareils, arguent ses créateurs. La seconde autorise des transmissions jusqu'à 130 Mbps. Les deux interfaces peuvent coexister sur le même appareil. Côté sécurité, la solution embarque entre autres choses un système d'encryptage. L'anonymat des utilisateurs est assuré en utilisant un avatar qui leur fournit une identité virtuelle. Plusieurs tests ont déjà été réalisés. La première période de recherche du projet, initié en janvier 2006, est arrivée à son terme. Aucune date de commercialisation n'est encore envisagée.

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