Par-Par veut simplifier la programmation en robotique

Par 06 novembre 2012
langage de programmation robots

Pour faciliter la réalisation de tâches en laboratoire, une équipe de biochimistes a mis au point un langage de programmation permettant à des chercheurs sans compétence particulière de rendre leurs machines capables de réaliser des tâches complexes et personnalisées.

Si les machines robotisées utilisées dans l'industrie ou dans la recherche répondent aux besoins pour lesquels ils ont été créés en général, il est fréquent que leurs utilisateurs aimeraient y apporter des modifications, pour répondre à des problèmes particuliers à leur travail ou leur laboratoire. Chose difficile quand on ne dispose pas de compétences en programmation ou en robotique. C'est dans cette optique de simplification et d'entraînement continu des appareils robotisés que des chercheurs du département de l’énergie de l’institut commun de la bioénergie (JBEI) ont élaboré PAR-PAR, un langage de programmation en open source et accessible via le web. Celui-ci, développé pour les robots manipulateurs de liquides en laboratoire, possède deux fonctions. L’une est de créer des tâches automatiques et de les stocker sur une base de données et l’autre est de les partager aux autres laboratoires pour les robots.

Un programme destiné à tout le monde

Le but : permettre d'entraîner son robot manuellement et d'améliorer les tâches pour lesquelles il est prévu. Ainsi, PAR-PAR (pour Programming A Robot), est capable d’optimiser et d’augmenter la productivité des chercheurs et de réduire les erreurs expérimentales de ce type de robot assistant. "Après un miminum d'entraînement, un biologiste pourrait ainsi être capable d'écrire seul des protocoles compliqués pour robot en seulement une heure", explique dans le communiqué Nathan Hilson, biochimiste au Département de l'Energie du JBEI et responsable du projet. "Avec l'adoption de Par-Par comme langage standard, les protocoles pourraient également être simplement partagés entre laboratoires". Selon l'équipe, cela permettrait par exemple d'utiliser plus simplement leurs robots pour réaliser des tâches biologiques à plusieurs étapes, comme la construction et le clônage de molécules d'ADN.

Une utilisation facile

Dans un premier temps il faut que le script de l’automatisation de tâche soit écrit correctement. Après cette étape il faut l’envoyer sur le "compilateur" qui va faire plusieurs actions. D’abord il va le tester, puis s’il n’a pas détecté d’erreur, il va l’envoyer sur une base de données dans laquelle il existe déjà plusieurs protocoles. Ensuite il va convertir le script selon le langage de la machine utilisée et le transférer sur l’interface de celle-ci. Ce protocole a été conçu pour être exécutable sur plusieurs marques de plateformes (robots) informatiques. Il est facile à utiliser car les scientifiques voulaient "que la robotique soit accessible aux biologistes, et non pas seulement pour les programmeurs spécialisés dans ce domaine, pour un laboratoire qui possède une marque particulière de robot", poursuit Nathan Hillson. Cela permet donc d’avoir une multitude de protocoles déjà automatisés prêts sur la plateforme.

 

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