Vgo rend les télétravailleurs mobiles au sein des succursales

Par 14 juin 2010
Mots-clés : Digital Working

Le robot téléguidé développé par une société américaine permet aux travailleurs de se connecter à des destinations éloignées et de s'y déplacer. Un moyen de transformer la téléconférence en ''présence active''.

Parler, voir, entendre et se déplacer dans son entreprise sans même y être présent physiquement. Voilà ce que propose au télétravailleur une société américaine avec son robot caméra motorisé Vgo. Ce dernier, grand d'un peu plus d'un mètre,est composé d'une caméra, de microphones et d'un écran tactile, le tout monté sur un engin robotisée mobile. Connecté au réseau sans fil de l'entreprise il se déplace selon les instructions que le télétravailleur lui transmet depuis la plate-forme du service. L'utilisateur choisit dans la liste des destinations disponibles - donc équipées d'un appareil -, celle où il souhaite se rendre. "Les télétravailleurs vont pouvoir accentuer leur présence dans l'entreprise",indique Brad Kayton, le directeur de la société. Et d'ajouter, "les chefs d'entreprises pourront garder un œil sur des succursales éloignées, et s'y déplacer comme s'ils y étaient".
Améliorer la productivité du travail à distance
Pour que le robot puisse se faire 'les yeux' et 'les oreilles' du salarié, le contrôle des périphériques - audio, vidéo - du robot s'effectue également depuis la plate-forme.L'utilisateur peut ainsi ajuster le volume et l'angle de vue à sa guise. Quant à l'interlocuteur, c'estvia l'écran du robot, qu'il retrouvera l'image de son collègue. Aussi, si le télétravailleur souhaite analyser en détails des images de l'environnement - un Powerpoint, par exemple - il peut prendre des photos via la caméra robotique. "Le territoire physique des entreprises d'aujourd'hui est très éphémère", confie à L'Atelier Pierre Chapignac, consultant associé chez Rivière Consulting.
Une solution de communication coûteuse pour les PME
Et d'ajouter : "et en même temps, l'organisation de travail se veut calquée sur un mode 'présentiel' que ce genre d'outil pourrait résoudre". La solution de communication visuelle comporte cependant quelques désavantages qui pourraient freiner son déploiement en entreprise. "Le management et la culture d'une entreprise doit avant tout évoluer pour accueillir ce genre d'outil", précise à L'Atelier Xavier de Mazenaud, créateur du réseau social Zevillage. Et de conclure: "Autre bémol à l'outil, il n'est pas en mesure de franchir des escaliers et son coût élevé - 5000 $ - laisse présager que peu de PME  investissent dans une telle acquisition".

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